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dimanche 4 novembre 2012

jeudi 10 novembre 2011

La Vieille Veillée Sacrée


Bonne entrée dans la période sombre, alors que la Jeune Fille (qui reviendra à Imbolc) rejoint son époux des profondeurs (le Vieil Homme à la capuche, le
Dis Pater / Teutatès des gaulois) dans leur Cité Sainte de Kaer Sidhi, pour veiller sur les processus de germination, ainsi que sur les morts afin qu'ils puissent renaître un jour…

Bon
Sabbat alors que la Lune est pleine la veille du 11/11/2011, et que nous fêtons la première des trois nuits (Tri nox Samoni) du vieux Samain, la Old Hallowe'en, la Vieille Veillée Sacrée, la Nuit des Esprits !

Portieux (Vosges)
Cavalier à l'anguipède

C'est l'été de la St Martin, qui voile à peine le vieux dieu cavalier des gaulois : Rudiobus le Rouge étalon (Cf. Le Dieu cavalier à l’anguipède), le dieu rouge des anciens (Cf. La Pierre Rouge), le dieu aux trois visages (Esus, Sucellos et Taranis), le père des gémeaux (le Chêne et le Houx - les Dioscures), l'époux d'Epona / Rigantona / Rosmerta, dont le manteau (l'année partagée en deux) est à moitié sombre et à moitié clair !

Le sabots de son cheval font jaillir des sources et marquent les pierres de leur empreinte…

Le « Dieu tricéphale Cernunnos »
de Condat-sur-Trincou en Dordogne, IIème siècle ap JC,
trouvé sur les terres de St Laurent de Gogabaud en 1849,
conservé au Musée d’Aquitaine à Bordeaux.

L’Axe sacré (orienté à 26° SE-NW), la ligne qui découpe son manteau du 8 mai au 11 novembre, oriente le Decumanus de Paris-Barque d’Isis (Luko Tecia) et l’église abbatiale du Mont-Saint-Michel (selon une ligne allant du Mont Dol à Avranches).

À la
latitude de Paris, 48°50’ (qui est aussi celle du Mont-Saint-Michel), le soleil se lève sur cet axe les 11 novembre et le 2 février, et s’y couche les 8 mai et 6 août, marquant ainsi les temps forts de l’année gauloise : Samonios, Imbolc, Beltaine et Lugnasad.

Lire à ce sujet l'article :
Le patrimoine mégalithique du Mont-St-Michel.

Oyez, oyez, c'est le temps où
les Oies cendrées (Cf. les Femmes Fées) descendent des îles du Nord… et où les oies de nos basse-cours sont grasses.

« Hallowe'en arrive et les oies sont grasses !… »

/I\
Per Al Leal


Notes
:

-
en sanskrit : sámã : année, saison, samah : même, similaire, identique.

- Le
passage du calendrier grégorien au calendrier Julien en 1752 s'est traduit par un décalage de 11 jours !

-
Le nombre onze est particulièrement sacré dans les traditions ésotériques africaines, où il est mis en relation avec les mystères de la fécondité.

- La durée de gestation des chevaux est de 11 mois !

- La onzième lame du Tarot nous parle de La Force

- Cette grande Force de Vie, combinaison des énergies céleste et terrestre avec l'énergie ancestrale, qui circule dans les méridiens, selon
la vision chinoise.

-
Le trésor de Neuvy-en-Sullias

En 1861 un trésor (constitué d'une trentaine d'objets en bronze) a été découvert sur le territoire de la commune de Neuvy-en-Sullias (45510), Loiret, canton de Jargeau. Ce trésor est conservé
au Musée historique de l'Orléanais, à Orléans. La pièce maîtresse de ce trésor est sans conteste le cheval de bronze consacré au dieu gaulois Rudiobus (traduction contestée !).



- Le biographe et disciple de St Martin, Sulpice Sévère, nous indique que la « Charité Saint Martin » eut lieu à Amiens, devant la porte des Gémeaux. Or la méridienne de Paris ou de Saint Martin (Dunkerque, Amiens, Paris, Bourges…) divise la France en deux parties égales (Cf. Méridien de Paris).


- Le verbe anglais to hallow signifie sanctifier, consacrer… A hallowed ground signifie une terre sainte ou bénie.

- Le terme français hâlo qui correspond à l'anglais halo, désigne une auréole, un nimbe, une couronne lumineuse, une lueur…

- A partir du terme anglais « hall » (couloir) on obtient : (to) hallucinate : halluciner, hallucination : illusion, hallucinatory : hallucinatoire, hallucinogenic : hallucinogène, hallway : corridor, couloir, passage.


- Ces termes évoquent le passage que connaissent ceux qui font des EMI !

- La nuit qui sépare Halloween de la Samain est en effet celle où s'entrouvrent les Sidhs, les « tertres aux fées ». Cette nuit là, Ele la fille d'une fée sort au crépuscule de la colline de Bri. Chacun se rudoie pour pouvoir lui parler et mener sa courtise. Mais chaque année l'un de ses courtisans et tué par traîtrise (à moins qu'il ne soit ainsi élu) ! Cette nuit là, Aillen mac Midhna, sort de son sid de Finnahaid, joue de la harpe du Dagda (le Rouge à la Grande Science) et de sa cornemuse magique afin d'endormir les habitants de Tara ; soufflant alors un jet de flammes, il incendie la ville.

- Un site sur Les dieux des Gaulois.

- Un ouvrage de référence :

DIVINITES ET SANCTUAIRES DE LA GAULE
de Emile Thévenot
Paris, Fayard, 1968, 1 vol., 245 pages, 98 illustrations.


Un caractère particulier de la mentalité de nos ancêtres est leur prédilection pour les couples divins ; combien de figurations ou d'inscriptions en font foi, depuis le chaudron de Gundestrup jusqu'à toutes les époques de la romanisation de la Gaule ! Tous ces couples ont un point commun : la déesse est immuable, portant les attributs de la fertilité ou de la santé, représentant donc la déesse-mère ; le dieu du couple est variable, mais il s'agit toujours d'un dieu lumineux et du ciel : Jupiter, Mars, Mercure ou Apollon ; et comme conclut E. Thévenot : « S'il fallait chercher un condensé ou symbole des divinités de la Gaule, n'est-ce pas dans ce couple inlassablement repris, invoqué et représenté que l'on aurait la chance de le rencontrer ».
Revue archéologique du Centre de la France, Année 1969, Volume 8, Numéro 1 p. 70 - 71


Quelques exemples de couples divins
au Musée d'Archéologie Nationale
de Saint Germain-en-Laye


Les attributs de la déesse blanche sont le plus souvent :

  • la corne d'abondance,
  • un panier / une corbeille de fruits,
  • une patère,
  • du pain…
Ils indiquent bien son pouvoir de dispensatrice de prospérité et fécondité.

Les attributs du dieu rouge tricéphale sont le plus souvent :

  • la bourse,
  • le serpent,
  • la coupe, un vase,
  • le tonnelet,
  • le maillet (Cf. Sucellos et Nantosuelte à Sarrebourg)…

Rosmerta et Teutatès
Reims, rue Piper - 1912

Couple divin
Néris-les-Bains (Allier)

Couple divin
Vitteaux (Côte-d'Or)

Couple divin
Alise-Sainte-Reine (Côte-d'Or)

Couple divin
Dans une cave, Alise-Sainte-Reine (Côte-d'Or)

Couple divin
Alise-Sainte-Reine (Côte-d'Or)


lundi 25 octobre 2010

"L'âme, le destin et la mort"



Chaque âme est une étincelle du Feu Cosmique, elle donne l'éclat du regard et la force du sang. On raconte ça et là que le Dieu du Tonnerre aurait offert au 1er homme l'âtre qui lui permet de se rappeler à chaque instant quelle est la nature de son âme. Ainsi se perpétue également l'âme du clan, lors des soirées de veillées et de célébrations.

L'âme quitte le temple qui l'abrite seulement quand le temps imparti est échu. Cependant elle voyage durant le sommeil, s'envolant sans limite d'espace-temps, c'est ce que nous expérimenterons durant cet atelier. Tel est un des secrets de l'art des mystères et de la connaissance chamanique.

Les étoiles qui scintillent au firmament sont autant d'âmes. Il faut les considérer avec respect et ne jamais les montrer du doigt car ce geste nuit à ceux sur qui elles veillent.

On raconte encore que l'âme arrive au Royaume céleste et descend dans le corps de l'enfant qui vient de naître. Elle le quitte à la fin de sa vie et rejoint la contrée d'où elle est originaire, puis se met à briller dans les cieux. Mais il ne faut pas oublier que les contradictions sont une apparence forgée par le mental humain. Vie et Mort s'enlacent et s'étreignent, aucune frontière réelle ne sépare l'âme des vivants et celle des défunts...

Atelier réservé aux femmes, le samedi après-midi de 17h30 à 19h30, au Cabinet Groupe Nation, Renseignements et inscription par mail, ou par tél : 01.46.71.35.73 auprès de Patricia Martin. Participation : 50 €.


Note : J'ai retrouvé cette image sur Gifs Fantastiques , mais j'aimerais retrouver le site de l'auteur ! Si quelqu'un peut m'aider ?


mardi 5 octobre 2010

La 10ème Fête du Vivant célèbre l'automne avec humour !


Les 6 et 7 novembre 2010
à PLOUNEOUR-MENEZ
(pays de Morlaix)


10 ans déjà que la Fête du Vivant alterne entre mer et terre, s'ancre à Plounéour-Menez, et fête chaque année le début de l'année celtique (Samain). Artistes, thérapeutes, écrivains y exposent et partagent leurs savoirs-faire.


Ce 10ème anniversaire posera un regard plein d'humour sur notre imaginaire et nos talents en co-création avec les associations VIVENCIA (Brest) et L'ECHELLE (Redon).


Pierre DUCHESNE psychanalyste et conteur, revient pour nous parler cette fois du "Fripon Divin, l'éveilleur de profondeurs".

Statue du « dieu farceur » Eshu-Elegbara.
Photo d'une statue d'Oyo, SW Nigeria, c1920.

Et les vivants vous proposent aussi de danser, de chanter et de tester vos talents de clown avec Maarten Bronkhorst.



Face aux nuages qui s'accumulent au dessus de notre chère planète bleue, il nous semble essentiel de manifester notre joie de vivre et de partager ce que nous avons de meilleur : nos élans du cœur !

Alors venez faire la fête avec nous à Plounéour-menez !


Nota Bene


Samedi 6 nov à 20h : soirée couscous et animation "musique et poésie" avec Joy au violon et Maarten à la guitare

Une participation libre sera demandée au profit de l'association de soutien pour la libération de Free, le fils de Maarten, emprisonné depuis un an au Mexique.

samedi 24 octobre 2009

Du Signe au Cygne !

 
Un conte irlandais associé à Samain / Samhuinn.
   
Eala

Cygnes blancs des mondes sauvages
qui survolez tant de contrées,
avez-vous jamais vu l'île de Tir-na-n'Og
où la jeunesse est éternelle,
l'île de Tir-na-Moe
où la beauté n'a pas de fin
ou celle de Moy-Mell
embaumant du parfum des fleurs.

Extrait des « Enfants de Lir », d'Ella Young *

* dans : « Récits de la mythologie celtique » - Triades
Livre d'une poésie et d'une beauté à couper le souffle…
Les images qu'il fait naître dans notre esprit durent longtemps…

Cette carte tirée de L'Oracle des Druides de Philipe & Stéphanie CARR-GOMM représente une scène d'un conte irlandais, Le Rêve d'Oengus.

Dans Le Rêve d'Oengus, cent cinquante et une femmes se rassemblent près d'un lac tous les deux ans pour s'y changer en cygne le jour de Samhuinn. Elles portent toutes un collier d'argent, sauf Yewberry * (Caer, fille du roi Eathal) dont le collier est d'or. Oengus (fils adultérin de Boann et du Dagda) s'éprend d'elle et se transforme en cygne pour lui prouver son amour. Avant de s'envoler pour NewGrange, ils font trois fois le tour du lac, berçant tout le monde de leur chant céleste pendant trois jours et trois nuits.

* yew berries = baies d'If…

Voir également : The Dream of Oengus.


C'est la terre des vivants
C'est la terre de jeunesse
C'est la terre de tendresse
La terre au bois dormant !

Nous sommes des passants
Des hommes migrateurs
Sur les chemins du vent
Nous cherchons le bonheur… 

Nous sommes des migrants
Nous sommes voyageurs
Ici ou là allant
Boussole d'amour au cœur… 

Nous sommes des orants
Nous sommes des chercheurs
Du levant au couchant
De rêves sommes porteurs… 

Nous sommes des aimants
Nous sommes des passeurs
De la terre des vivants
Nous chantons la splendeur… 

vendredi 23 octobre 2009

Chant de la Samain


Voici la Samain, le temps salutaire
L'homme comme fougère humus redevient
Voici la Samain, la mort nécessaire
Pour que dessus terre renaisse le grain

Voici la Samain, la neuve lumière
La marche solaire, le sentier serein
Voici la Samain, la semence princière
Confiée à la terre, repose en le sein.

Voici la Samain, l'œuvre trinitaire
Le chant de la Mère du cœur souverain
Voici la Samain où s'élèvent de terre
Le chant du grand cerf et du vieux Merlin.

Voici la Samain des Pères de nos Pères
Le Graal de Lumière promis à nos frères
Voici la Samain, l'assemblée pleinière
Des cœurs qui espèrent dans le blanc festin.

Voici la Samain et la saison claire
Le miel que l'on sert, la bière et le vin
C'est le sang du un, le vivant mystère
C'est le sang solaire, le sang magicien.

Voici la Samain, la riche matière
Qui au rêve adhère, qu'en l'Esprit s'en vient
Voici la Samain, la route polaire,
La maison du Père, la maison du Un.

Bran Dû - Semences 1993 - En Brocéliande
Mis en musique par Myrdhin sur son album "A cordes et à cris" (Iguane, 1995).
La partition est éditée par Harpenciel, au sein du recueil : la Harpe de Merlin - 18 €.


  1. Keridwen - Myrdhin
  2. La Harpe de Merlin - Savoret/Myrdhin
  3. La Samain nouvelle - Brandu/Myrdhin
  4. Le voyage - Brandu/Myrdhin
  5. Eon, fils de l'étoile - Brandu/Myrdhin
  6. De ma vie - Angèle Vannier/Myrdhin
  7. Brocéliande, que veux-tu - Angèle Vannier/Myrdhin
  8. Distro Isold - Traditionnel/Arrgt. Myrdhin
  9. Marzin en e Gavell - Traditionnel/Myrdhin
  10. Riwanon - Angèle Vannier/Myrdhin
  11. Cantate pour la St Jean - Angèle Vannier/Myrdhin
  12. Testament de Merlin - Théophile Briant/Myrdhin
  13. Graal - Myrdhin
Ce CD est disponible auprès de :

HARPENCIEL
La Galerie
22490 PLOUER sur Rance
tel/fax : 02 96 86 84 94 / 06 09 41 66 84
http://www.harpenciel.com/

Le mot Semence vient du phonème indo-européen : Sem
(année, unité, semence, coupure, signe, nom, semblance, sentier), qui a donné :

  • en sanskrit : sámã (année, saison), samah, (même, similaire, identique),
  • en latin : semel (une fois), similis (semblable), semen, sementia, seminis (semence), sementis (semis, semailles), seminalis (relatif aux semailles), semita (sentier),
  • en allemand : samen (semences),
  • en anglais : same (même, semblable, similaire, identique), summer (été),
  • en grec : sêma (couper), sêmeion (signe), sêmantikos (marquer d'un signe), de sêmainein (signifier),
  • en hébreu : sem (en Hébreu moderne : שם, "Shem" ou "Sêm" ; Arabe : سام, "Sām" ; signifiant « Nom, renommée, prospérité »),
Et peut-être (qui sait !) : Samain, Samonios, Semnios, Semias

Mais à ce sujet consultons plutôt une spécialiste de la question :
Véronique GUIBERT DE LA VAISSIERE
dans son ouvrage remarquable
paru aux Éditions ARMELINE :
Les Quatre Fêtes d'Ouverture de Saison de l'Irlande Ancienne



Page 86 :

ÉTYMOLOGIE

La racine du mot, sam, signifie « réunion », mais il faut faire appel aux autres formes concurrentes à Sanmain, telles que Sainfuin, Samrad, pour comprendre pleinement le sens que les Irlandais donnaient à ce mot. Sur le calendrier gaulois trouvé à Coligny dans l'Ain, en 1897, on rencontre plusieurs fois les formes sam, samon, samoni. Il est probable que la forme gauloise fut samon(i)os. Parce que CetSamain (Beltene-1er mai) est le commencement de l'été, Samonios placé à l'autre extrémité de la période des six mois qui divise l'année, à la fois résume l'été et ouvre l'hiver, saison par laquelle commence l'année. Samonios par définition désigne donc la « fin de l'été ». C'est vraisemblablement la raison pour laquelle on rencontre dans les textes la forme synonyme de Samfiun (sam, « été » fuin, « fin ») qui veut dire la « fin de l'été » , « affaiblissement, mort de l'été ».

Sainfuin a engendré les termes Samuin ou Samhuin que l'on trouve aussi fréquemment dans les textes insulaires. On rencontre encore une autre forme celle de Samrad qui pour le glossateur irlandais se référerait à la course (rad) accomplie par le soleil (sam, « été »). Toutefois selon Françoise Le Roux, la définition est douteuse. Notons enfin que le gothique, Samana veut dire « ensemble » et que sam signifie non seulement « été », mais aussi « repos, plaisir ».

En résumé, l'examen linguistique révèle une cohérence certaine entre toutes ces notions qui renvoient à une définition globale de Samain, donnée par Françoise Le Roux Samain est une agréable réunion qui récapitule ou résume l'été. C'est le rassemblement qui conclut l'esprit de l'été.

p113 :
… nom irlandais du 1er novembre : Samhain (=sowin) E. EVANS, Irish Heritage, p.77.

Notons au passage que l'allemand zusammen signifie "ensemble".
(Du préfixe zu-, indiquant une direction vers qqc, et du sanskrit samah, même, similaire, identique.)

  • Hama, « ensemble », « en même temps », « à la fois »…
  • Le grec hama correspond au latin simul, au slavon samu, au sanskrit samah. De racine indo-europénne, ces termes expriment les idées de rassemblement, d'identité, de totalité. Ils évoquent le mouvement inclusif de l'étreinte, celui de l'amour. La langue des oiseaux en rapprocherait l'impératif Ama, « aime », qu'Augustin pose comme condition devant présider à tout ce que l'on fait (Ama, et fac quo vis). Le sanskrit samâdhi traduit la même idée d'achèvement, d'union absolue ; le samnyasin est l'homme du renoncement total.
  • Athos: la montagne transfigurée - Jean Biès - 4 juin 1997 - Les Deux Océans
  • Samain « rencontre » est le strict équivalent du gaulois samonion « rendez-vous, réunion, assemblée ».
  • Sâmanam « assemblée, réunion, fête ». Auetos Mapos Acaunos.
  • Voir également : Le calendrier des druides.
Autres ouvrages à consulter :

Le vocabulaire indo-européen : Lexique étymologique thématique
de Xavier Delamarre
Librairie d'Amérique et d'Orient - Jean Maisonneuve. Paris (1 avril 2000)

Origines de la formation des noms en indo-européen
de Emile Benveniste
Adrien Maisonneuve. 5ème tirage (1 janvier 1935)

Voir également :

  • En Irlandais Moderne le nom est Samhain [sˠaunʲ], en Gaélique Écossais, Samhuinn [saũ.iɲ], en Gaélique Mannois Sauin et en Vieil Irlandais Samain [saṽɨn ʲ]. Samhain et an t-Samhain sont aussi les noms respectivement Irlandais et Gaélique Écossais de Novembre. En Irlandais Moderne, le mot de Samhain est dérivé du Vieil Irlandais samain, samuin ou samfuin, qui se réfèrent tous au premier Novembre (latha na samna : "jour de samhain"), et au festival et l'assemblée royale tenue à cette date dans l'Irlande médiévale (oenaig na samna : "assemblée de samhain"). Sa signification est interprétée comme "fin de l'été", et l'orthographe fréquentes avec un f suggère par une analyse en étymologie populaire comme sam ("été") et fuin ("coucher du soleil", "fin"). Le Vieil Irlandais sam ("été") provient du langage Proto-Indo-Européen (PIE) semo-; sont proches le Gallois haf, le Breton hañv, l'Anglais summer et le Vieux Norrois sumar, qui signifient tous "été", et le Sanscrit sáma ("saison").

    En 1907, M. Whitley Stokes a suggéré une étymologie du Proto-Celtique samani ('assemblée'), apparentée au Sanscrit sámana, et au Gothique samana. J. Vendryes conclut que ces mots contenant semo- ('été') sont rien à voir avec samain, remarquant qu'en outre 'la fin de l'été' celtique était en Juillet (???), et non pas Novembre, comme en témoigne le gallois gorffennaf ("Juillet"). Nous serions donc face à un mot insulaire celtique pour "assemblée", samani ou samoni, et d'un mot pour "l'été", saminos (dérivé de samo-: 'été') aux côtés de samrad, samo-roto-. La samain irlandaise n'aurait étymologiquement rien à voir avec "l'été", et dériverait de "assemblée".
  • Note personnelle : chez les celtes comme chez les chinois les solstices et les équinoxes marquent le milieu de chaque saison (chacune étant associée à l'un des éléments), les fêtes royales étant quant à elles au cœur d'une cinquième saison associée à l'Ether, écume née des quatre éléments, interface avec les plans spirituels !
  • Beltaine marque ainsi le début de l'été, Lugnasad le début de l'automne, Samain le début de l'hiver et Imbolc le début du printemps, les prémices du renouveau.
  • Le temps sombre va de Samain à Beltaine, et le temps clair de Beltaine à Samain.
  • La fin du temps des semences et du temps clair est célébrée par une grande assemblée…
  • Lorsque l'on vit au cœur de la nature tout cela coule de source !


Quelques sites au sujet du calendrier gaulois provenant de Coligny :