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dimanche 4 avril 2010

Le Jour de la Dame au manteau Vert !









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Leçons de Simo Parpola au Collège de France

Simo Parpola a été convié par Jean-Marie Durand à donner deux leçons au Collège de France, les 9 et 16 décembre 2008, sur le thème des divinités Aššur et Ištar. Voici la traduction française de ces deux leçons (en pdf).


La transmission du savoir en Mésopotamie ancienne
par Philippe Talon

Célébrer La Déesse


Anna, Hanna, Dana, Dôn…

Pâques sur Les Deux Babylones



Les pigeons en France

Colombe et colombier dérivent du latin columa et columbarium, pigeon du latin pipiones, de pipires c'est à dire piauler. Aucun dictionnaire ne distingue le pigeon de la colombe ou le colombier du pigeonnier. Colombe et colombier appartiennent davantage au langage poétique et colombe s'applique plutôt au pigeon blanc. Il existe de très nombreuses espèces de pigeons : ramier, bizet, tourneur, culbuteur, nonnain, paon, tourterelle... Rien à voir entre ces pigeons des campagnes, sauvages et libres, amoureux d'espace et de solitude, et les pigeons des villes souvent vus comme des animaux nuisibles. BUFFON - célèbre naturaliste du XVIII ième siècle - décrit ainsi ces animaux :

" Les pigeons ne sont réellement ni domestiques comme les chiens et les chevaux, ni prisonniers comme les poules. Ce sont plutôt des captifs volontaires, des hôtes fugitifs qui ne se tiennent dans le logement qu'on leur offre qu'autant qu'ils s'y plaisent... Tous les pigeons ont de certaines qualités qui leur sont communes : l'amour de la société, l'attachement à leurs semblables, la douceur de leurs mœurs, la fidélité réciproque, la propreté, le soin de soi même qui suppose l'envie de plaire, l'art de se donner des grâces, les caresses tendres, les mouvements doux. Nulle humeur, nul dégoût, nulle querelle, tout le temps de la vie employé au soin de ses petits, toutes les fonctions pénibles également réparties. Le mâle, aimant assez pour les partager et même se charger des soins maternels, couve régulièrement à son tour et les œufs et les petits, pour en épargner la peine à sa compagne, pour mettre entre elle et lui cette égalité dont dépend le bonheur de toute union durable : Quel modèle pour l'homme s'il savait les imiter !"

Présentation de l'espèce

mardi 28 avril 2009

Cerridwen, la Truie qui file


Un site à découvrir, et un article sur Cerridwen la Déesse Blanche !

Cerridwen est nettement la truie blanche, la déesse de l’orge, la Dame Blanche de la mort et de l’inspiration ; elle est, en fait, Albina, ou Alphito, cette déesse de l’orge qui donna son nom à la Grande-Bretagne, Albion. » (Robert Graves, La Déesse Blanche)


A voir également :



Mais Kerridwenn c'est aussi la Truie qui file !






XVIII L'A LVNE
(représentation différente, une fileuse à la quenouille, arbre)
Le Tarot de Jacques Viéville

Dans le Tarot de Viéville, il y a une femme en train de filer sous la Lune.

Comme je l’ai dit pour la carte du Soleil dans le Tarot dit de Charles VI, Tarot, le mythe du Destin est en relation étroite avec la Lune car elle préside à la génération de la vie. En réalité, la Lune, comme le savaient les Anciens, influence la croissance hormonale humaine de même que celle des plantes. Cartari écrit que la Lune « étant un astre humide, quelquefois accélère le temps de façon à ce que le bébé naisse au septième mois, et rend la délivrance aisée ». A propos de la Destinée, le même auteur affirme, citant Varrone, que ces déesses [les Trois Parques] « président à la naissance et en font leur affaire, que pour cette raison les Romains les appelèrent Dixième et Neuvième car le temps de l’enfantement se situe généralement au neuvième ou au dixième mois. Mais que, comme celui qui est né doit mourir, la troisième Parque fut nommée Mort, car c’est Elle qui délivre le trépas aux humains ».


Au sujet de la Truie et de sept petits

La première mention de Plerguer date du 9e siècle sur un manuscrit de l’évêque Bili, relatif à la vie de St Malo. Au 7e siècle en effet, Mac Law, Maclow ou Maclou, serait passé dans le paroisse de Plerguer alors appelée “Arcar” du breton Ar Gar.

Il y ressuscita une Truie, mère de sept petits (les 7 rayons du Verbe) !

Chapitre 17 :

Comment une truie morte revint à la vie et comment un porcher chagriné par la mort de sa truie retrouva la joie. Un jour où cet homme éminent traversait la Bretagne pour y répandre la semence du Bon Evangile et promettre le royaume de Dieu à ceux qui croient en lui et lui obéissent, il rencontra un porcher qui pleurait et se lamentait sur une truie qu'on avait tuée d'un coup de pierre. C'était en effet un animal nuisible qui dévorait les moissons. Elle laissait sept petits cochons qui s'accrochaient en vain à ses mamelles taries car, morte, la truie n'avait plus de lait. Notre heureux homme s'approcha du porcher, comprit la douleur de son âme et la colère de son maître contre la mort criminelle de cette bête. Mu par la miséricorde, il posa un petit bâton dans l'oreille de la truie qui aussitôt revint à la vie et donna du lait à ses petits Le porcher se dépêcha d'aller rapporter ce miracle à son maître et de lui faire partager sa grande joie. Le maître lui, monta à cheval et se rendit auprès du prêtre pour lui donner son domaine en héritage.

Saint Malo et la Truie :

A une époque où il parcourait la Bretagne de long en large pour semer la semence de la divine Parole dans les champs de la ferme de Dieu, il rencontra un porcher dans une prairie, qui était d'humeur fort aigrie. Il avait veillé sur un troupeau de cochons, une truie gourmande et sans gène s'était mise à piller un champs de maïs, et lui, tentant de sauver la récolte du voisin, lui avait jeté maladroitement une pierre et l'avait tuée. Et à présent il était en danger, parce que son maître tirerait vengeance de son offense, et de plus il y avait ce qui aggravait la situation, à savoir les 7 porcelets qui étaient en désarroi, tentant de tirer du lait des mamelles de leur mère à présent morte, ne parvenant plus à tirer leur nécessaire pour vivre de ce corps sans vie.
Saint Malo, dont le coeur n'avait de place que pour la compassion, ne parvint pas à voir le porcher pleurer sans verser à son tour des larmes : et s'élevant en prière vers Dieu, il posa son bâton sur une oreille de la truie morte, et il la faisant se relever par ce seul attouchement, il ramena la joie à l'affligé.
Le porcher rapporta l'histoire à son maître, et les louanges envers le serviteur de Dieu vinrent dans les bouches de tous. Et le maître, chevauchant son cheval, vint remercier le saint, face à face, et offrit une de ses fermes à l'église, pour l'utilisation, sous sa direction, par les serviteurs de Dieu.

Tiré de : Helen Waddell: "Beasts and Saints" Introduced and Edited by Esther de Waal. 1996: William B. Eerdmans Publishing Co., Grand Rapids, MI, USA.



Korydwen et le Rouge de Kenholl
par les Tri Yann
Album: Belle et Rebelle - 1991

Korydwen, Korydwen, pourquoi t'en être allée au premier jour de mai de ta quinzième année, fillette païenne, couronnée d'épis de blé, à la fraîche fontaine, dans le bois aux sorbiers ?

De s'en venir de Vannes trois hommes, trois cavaliers, au Pardon de Sainte Anne s'en allant chevaucher, de Sainte Anne près de Nantes, sur un rocher dressée. Et Korydwen d'entendre les cloches sonner.

Le premier des cavaliers, de pierreries couronné, cheval blanc comme est blanc le marbre de Carrare en été.

- A Sainte Anne, belle païenne je t'y mènerai. Viens donc, viens donc, viens donc en selle.

Mais il n'eut achevé que sa peau tombe en lanières sur son corps tout desséché, et qu'en gargouille de pierre soudain se trouve transformé, et ses bras en poussière, comme en poussière tombent ses deux pieds. Et de ses cendres, cendres, cendres grises, la fontaine elle est brouillée.

Plongeant l'épée dans l'ève, le second des cavaliers rendit claire la source et plus fraîche d'emblée.

D'une tortue, tortue la tête ornait son casque d'acier, ses écailles recouvraient sa cuirasse cirée.

- Qui es-tu, dit Korydwen ?

- Bathalan le guerrier ! Je suis le fils de la vague et de l'océan suis né.

- L'océan ne fait naître que sirène ou que sorcier. Au Pardon de Sainte Anne jamais ne te suivrai !

De la fraîche fontaine au troisième des cavaliers, Korydwen dans sa bouche de l'ève claire a versé.

- Tu es jeune et tes yeux sont de jade émaillés; de quel pays viens-tu sur ta pourpre haquenée ?

- D'où je viens sept moulins tournent, tournent dans les vents salés qui font ma barbe rose comme est la rose au rosier. On me nomme Le Rouge à Kenholl où je suis né. Et à Sainte Anne, au Pardon, je m'en viens c'est pour te mener !

Et de bondir tous les deux dessus la pourpre haquenée. Sonnaient, sonnaient, sonnaient les cloches par de vers Nantes au clocher.

De chevaucher trois jours et deux nuits sans s'arrêter, sans boire et sans manger, de colline en vallées.

Mais Korydwen s'étonne à la troisième soirée.


- Je n'entends plus qu'à peine les cloches sonner.

- Ce n'est rien, dit Le Rouge, le vent a dû tourner. Viens païenne, sur ma couche de paille de blé…

Et ils repartent au matin dessus la folle haquenée. Et ils traversent des forêts de salicornes dressées, plus vertes que sont les algues et que d'Irlande les prés, sans boire et sans manger, trois jours, deux nuits sans s'arrêter.

Korydwen s'étonne à la sixième soirée


- Je n'entends plus les cloches du Pardon sonner !

- Tu te trompes Korydwen, tu te trompes ma bien-aimée; c'est le vent il a dû tomber. Il est tard, allons nous coucher.

Quand Korydwen s'éveille à la septième rosée, elle est seule sur la couche de paille de blé. A la place du Rouge elle découvre à son côté des serpents et un miroir brisé.

Et Korydwen d'y plonger son regard pour le croiser, mais le visage qui lui fait face de la faire sursauter : c'est celui d'une vieille femme d'au moins cent, cent et sept années dont des serpents, serpents dévorent les pauvres seins déchirés. Et Korydwen de voir son maigre sang couler, et la terre le boire et sa mort arriver.

Et de son ventre froid soudain s'envole un épervier qui plonge dans la Loire, en saumon enchanté.



Et pour finir découverte d'un auteur prolifique :
Myriam Philibert !

Archéologue et docteur en Préhistoire, Myriam Philibert est l'auteur d'une douzaine d'ouvrages aux Editions du Rocher, parmi lesquels Les Mythes préceltiques (1997), le Dictionnaire des symboles fondamentaux (2000), Mythes d'origine et arts premiers (2003) et L'Alphabet des arbres (2005).

mardi 17 février 2009

Épona



Déesse provenant de la Gaule, Epona fut principalement vénérée en tant que protectrice des chevaux et gardienne de la fécondité des juments et du bien-être des poulains. Seule déesse du panthéon celtique adoptée par les Romains, Épona est une divinité lunaire souvent représentée avec une corne d'abondance, emblème d'affluence et de profusion. Son symbolisme s'apparente à celui du cheval ; source de fécondité et d'inspiration, mais également manifestation de la mort, Épona exerce la fonction de psychopompe, de guide de l'âme en son dernier voyage. Jusqu'au douzième siècle, les rois irlandais revendiquant le trône devaient entre autres se soumettre à un rituel au cours duquel ils étaient enfantés symboliquement par Épona, représentée alors par une jument blanche. À une époque antérieure, l'accession à la royauté prescrivait que le roi soit uni à la déesse par un rituel de mariage. Chez elle dans le monde des vivants comme dans celui des morts, Épona est un puissant symbole d'indépendance, de plénitude, de connaissance intuitive, d'instinct et de vitalité.

Extrait de : Les déesses et leurs significations (disparu de la toile…)
sur l'un des Blogs de Hélène B.

Quelques représentations d'Épona.

LE RÉCEPTIF opère une sublime réussite, favorisant par la persévérance d'une jument.

Les quatre aspects fondamentaux du créateur : « la sublime réussite favorisant par la persévérance » servent également à caractériser le réceptif. Toutefois, la persévérance est ici définie avec plus de précision comme étant celle d'une jument. Le réceptif désigne la réalité spatiale face à la potentialité spirituelle du créateur. Quand le potentiel devient effectif et le spirituel, spatial, cela survient toujours au moyen d'une détermination qui limite et individualise. Cela est indiqué en ajoutant à l'expression « persévérance » le déterminatif « d'une jument ». Le cheval appartient à la terre comme le dragon au ciel : en parcourant infatigablement les plaines, il symbolise la vaste étendue de la terre. Le terme de « jument » est choisi parce qu'il unit la force et l'agilité du cheval à la douceur et à la soumission de la vache. Ce n'est que parce que les dix mille forces de la nature répondent aux dix mille impulsions du créateur que la terre peut rendre ces dernières effectives. La richesse de la nature consiste en ce qu'elle nourrit tous les êtres, et sa grandeur, en ce qu'elle les rend beaux et splendides. Elle fait ainsi prospérer tout ce qui vit. Tandis que le créateur engendre les êtres, la nature les enfante.

En cherchant la C(r)oupe Sacrée d'Épona j'ai découvert le site de la Fée Cabernote…

Cuchulin, maître de la Chenulière dont la puissance rayonnait sur tout le bocage, meurt en mars 1305 avant J.C. au cours d'une embuscade. C'est l'œuvre des traîtres de Pougne, menés par le terrible Bournigan. Cuchulin est enterré solennellement dans le grand tumulus à l’orée du Bois des Mothes.
Cette disparition trouble profondément la région, bien que Gonchombard, le vaillant fils de Cuchulin, se soit vu remettre la chefferie de son père.

A la faveur d’une éclipse de lune, le 29 avril –1305, la Fée admire depuis l’espace le reflet des étoiles dans l’étang de l’Olivette. Montée sur sa jument blanche Epona, elle traverse la Voie Lactée, et atterit au bord de l’eau. Tout près de là, guette le Daïmon, monstre énorme, ailé et griffu, qui garde les terres environnantes, dont il a causé la ruine. Le Daïmon attaque et griffe la jument à la patte. Désarçonnée, la Fée pose un pied sur le Rocher et y laisse l'empreinte de son pas. La Fée, de l'autre pied, envoie le Daïmon voler jusque dans le Bois de l'Ermite où il atterrit sur le dos. A l'entrée du bois, on peut encore retrouver dans la pierre la trace de son épine dorsale.

Après le combat, la Fée emmène sa jument à la Fontaine de Pitié pour y laver sa blessure. On peut voir cette fontaine actuellement dédiée à Marie Madeleine dont la sculpture en Bronze surplombe la source. De là, Fée et jument blanche rejoignent le bois des Mothes où Gonchombard revient d'inviter Patuchin son ami, seigneur de l'Olivette, à la fête de Beltaine (1er mai). Forgall, le cheval noir de Gonchombard, fort intéressé par la jument blanche et Gonchombard par la resplendissante jeune femme les poursuivent au triple galop.

Mais la jument blanche, même boîteuse, ne peut être rattrapée. Rusé, Gonchombard prend un raccourci et à la sortie du bois, au niveau du Tumulus, arrive à la hauteur de la belle. A cet instant, un échange de regards fait tout basculer. La Fée calme doucement Epona qui bientôt s'arrête, se couche et s’endort. Dans le pré de M. Hérault, dit " de la Paire de Fesses ", on peut encore voir la croupe de la jument figée dans le rocher.

Pris d’un amour foudroyant l’un pour l’autre, la fée et Gonchombard se livrent aux plus fougueux ébats qu’aient jamais connus ces lieux où acacias et chênes poussent désormais sur les éboulis de granit datant de ce fameux 29 avril -1305.

Après quoi, la fée monte en croupe sur Forgall. Serrant son amant, elle le dirige vers une forêt broussailleuse. Au passage d’un gué, Gonchombard bouscule semble-t-il un ermite, sans savoir qu’il s’agit de Iolin de Pougne, l’énigmatique sorcier-roi des chirons. Dans une minuscule clairière, les amants se baignent dans une fontaine.

Alors que Gonchombard tombe dans un profond sommeil, la Fée se met au travail. Dans une danse étrange, elle crée une vaste clairière ceinte de cabernots et place, au-delà, de petites parcelles séparées de haies plessées et reliées entre elles par un dédale de chemins creux et de ruisseaux. En une nuit, elle construit pour son amour un nid imprenable, une Place Forte. Ainsi naît le labyrinthe cabernotique.
 

La suite a disparu du site, mais il reste une autre trace sur le blog de Camus