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mardi 29 septembre 2009

La Treizième Lune…



XIII. LA TRANSFORMATION

La figure centrale de cette lame est assise sur l'immense fleur de la vacuité et tient dans les mains les symboles de la transformation : l'épée qui tranche l'illusion, le serpent qui renaît en abandonnant sa vieille peau, la chaîne brisée des limitations, le signe yin/yang du dépassement de la dualité. Une de ses mains repose, ouverte et réceptive, sur son genou. L'autre est baissée vers la bouche d'un visage endormi, symbolisant le silence qui se répand en nous quand nous sommes apaisés.

Le moment est venu d'un profond abandon de soi. Permettez à la douleur, à la peine ou à d'autres difficultés d'être là. Acceptez les faits. Cela ressemble beaucoup à l'expérience du Bouddha lorsqu'après des années de quête, il s'abandonna, conscient de ce qu'il ne pouvait rien faire de plus. Cette nuit-là, l'intelligence consciente en lui réalisa son plein éveil. La transfiguration survient à son heure, comme la mort. Et comme la mort, elle vous transporte d'une sphère vers une autre.

Un maître zen n'est pas simplement un instructeur. Toutes les religions organisées ont leurs enseignants. Ils vous parlent de choses que vous ne connaissez pas et vous devez vous contenter de croire, puisqu'il n'y a pas moyen de traduire l'expérience intérieure de l'éveil en une réalité concrète. L'enseignant n'a pas, lui non plus, vécu le mystère. Lui aussi croit, c'est tout, et il vous transmet ses croyances. Le zen n'est pas un milieu où l'on inculque un credo. Il n'est pas fait pour les gens crédules, mais pour les âmes courageuses qui peuvent renoncer à tout, à la foi, au scepticisme, aux convictions, au doute, à la raison, à la logique, pour entrer spontanément dans leur propre existence pure et sans limites.

Il s'ensuit une formidable transformation. C'est pourquoi on peut dire que, tandis qu'ailleurs on s'occupe de philosophie, le zen se consacre à la métamorphose, à la transfiguration. C'est une véritable alchimie : de vil métal que vous étiez, vous devenez or pur. Toutefois, il faut saisir le langage du zen, non pas à travers votre mental raisonneur et intellectuel, mais avec votre cœur aimant. Ou même en écoutant simplement sans vous soucier de savoir si ce que vous entendez est vrai ou faux. Le moment viendra où vous verrez soudain ce qui vous a échappé tout au long de votre vie. Brusquement, ce que le Bouddha appelait les quatre-vingt quatre mille portes s'ouvriront.

Osho - Le Tarot Zen

Associations : l'Arcane sans Nom, La lettre Mem, l'Eau, le Rouissage




…si la vérité première peut être figurée, voire nommée, elle ne peut être contenue dans une explication.
Le texte, les discours, les mots disent tout, mais ce qu'ils disent, en dernier ressort, est inaccessible.

13ème lettre – Mem – retourner en soi pour s’interroger – révélations cachées.
Mem symbolise le retour vers l'intérieur pour nous enseigner que dans chaque question se trouve le reflet d'une autre question. Cette introspection nous pousse à descendre en nous et à nous interroger sur notre existence. Mem est le symbole de l'écoulement de la vie et de l’eau nous révélant ce qui est caché.

Mem établit un lien entre l'avant et l'après création. Le nom Mem, venant de Mayim, l'eau, toujours au pluriel, signale qu'il existe des eaux supérieures et des eaux inférieures, séparées lors du deuxième jour de la création et donnant à l'eau, sa dualité, la matière Mère, qui nourrit et pénètre tous les règnes de la nature.

Le nombre 40 associé à Mem signale un isolement et une transformation, le temps nécessaire pour accomplir un processus de maturation menant à la fructification par la purification. L'eau de la vie, Mem, symbolise également le lait, dont le nom hébreu halav, possède une valeur numérique.

Notions - Clefs :
  • Le Principe de la Mère divine
  • Le moment d'une Renaissance
  • Se réconcilier avec sa mère humaine
  • Choisir sa filiation, trouver son Identité divine

"La Connaissance n'est pas transmissible.
Elle ne peut être que le fruit d'une expérience vécue."
Frédéric Lionel



Bal en fa dièse mineur
( E. Roda-Gil - Branduardi )
Je suis la mort des Hommes,
Je porte couronne
Et je suis de leur vie
La maîtresse et patronne
Et bien sur je suis cruelle
Et bien sur je suis très dure
Et rien n’arrêtera mes déchirures
Et devant ma faux qui passe
Je vois trembler les figures
Et rien n’arrêtera mes déchirures
Toi maîtresse du monde
Soit bienvenue dans nos maisons
Pose la faux au creux de toute nos musiques
Prends place dans nos danses
Et si tu danses encore
Toute la mort sera morte à l’aurore.


Trois livres sur les lettres hébraïques :

Les lettres Hébraïques : Entre sciences et kabbale
de Frank Lalou


La Lettre, chemin de vie : Le symbolisme des lettres hébraïques
de Annick de Souzenelle


Rencontres avec la Splendeur :
Le Pouvoir guérisseur des lettres hébraïques
de Marie Elia

samedi 31 janvier 2009

Le Bouleau des déButs et du temps Neuf…




Voici le temps d'ImBolg, le temps du renouveau, le temps du Bouleau !

Le Bouleau des débuts associé à Beith la première lettre de l'alphabet oghamique donné par "Ogmios, qui signifie "Début", "Initiation".

La rune germano-nordique : Biarkan / Berkanan, qui dessine un B est également associée au bouleau, l'arbre colonisateur des régions tempérées, le premier arbre à pousser dans les terrains vagues et les zones dévastées par le feu.

On fait brûler du bouleau pour entrer en communication avec la déesse Frigg ou Frigga première des déesses, épouse d'Odin et mère de Balder (le plus blanc des Ases), amante de "Fjorgynn" (qui favorise la Vie). Frigga, équivalente de Déméter/Cérès, est la mère des dieux, la protectrice de la maternité.


Berkanan est un symbole de fertilité à venir, associé à la féminité. Elle représente la beauté élégante et fine, la fragilité gracieuse de la petite fille dans laquelle la fertilité est encore en devenir. Berkanan est la rune de l’enfance, gracile mais déjà résistante, et surtout porteuse de l’espoir de la génération à venir.

Bouleau clair, arbre tendre,
Ton écorce est légère,
Et ta chair est blanche
Comme celle d'une jeune fille
dont les cheveux flottent au vent
et qui danse, Blanche
Dans l'ombre des sous-bois !



La racine indo-européenne Bhirg qui signifie bouleau, a donné Birch en anglais et die Birke en allemand, et est l'origine du nom Birgit qui est devenu Brigitte.

Cette lettre B qui évoque autant la grossesse que l'allaitement est Beth ou Bet la seconde lettre de l'alphabet hébreu et signifie "maison" (ב : sa forme fait penser à une grotte). C'est la demeure éternelle… Beith est l'initiale du mot "Baroukh", utilisé pour bénir (Baraka : bénédiction ).

Ce Bouleau des débuts est chez les druides associés au sixième jour de la lune, jour qui est le commencement de leurs mois, de leurs années et de leurs siècles, qui durent trente ans : jour auquel l'astre, sans être au milieu de son cours, est déjà dans toute sa force.

C'est à ce moment que l'on cueille le gui, alors que les jeunes pousses sortent de terre !
Pline, Histoire Naturelle, Livre XVI, 249-251.

Et nous sommes dans ce temps du re-nouveau !


A la fin de l'hiver, les branches d'ivoires du Bouleau se détachent sur le ciel bleu-gris, assombri de nuages, tandis qu'à sa cime, les rameaux prêts à bourgeonner, d'un pourpre violacé, paraissent capter les rayons du soleil. Étincelant, le Bouleau est alors le plus lumineux de tous les arbres. L'écorce blanche, pareille à une peau se détache en feuillets minces comme du papier. Le feuillage léger et frémissant contribue aussi à donner à l'arbre une allure délicate, juvénile, féminine.

Outre sa légèreté, son élégance, la beauté de son écorce d'un blanc argenté, de plus en plus pur vers la cime, le Bouleau est essentiellement un arbre de lumière.


Selon les proverbes russes, le Bouleau donne la lumière au monde, étouffe les cris, guérit les maladies, enfin il nettoie. De ses branches on fait des torches qui donnent de grandes flammes claires, ainsi que des balais et des verges dont on se fustige tout le corps dans les saunas scandinaves comme dans les bains de vapeur russes. Du bois de bouleau, on tire le goudron qui empêche les roues des chariots de grincer.

Le Bouleau servait de remède contre toutes sortes de maux : l'écorce, diurétique et fébrifuge, guérit les maladies de peau et stimule la digestion ; les bourgeons activent la sécrétion biliaire, les jeunes feuilles protègent de la goutte. Quant à la sève, recueillie au printemps et appelée “eau” ou “sang de bouleau”, elle constitue encore aujourd'hui un excellent remède contre l'arthrite et les maladies des voies urinaires, car elle favorise l'élimination de l'acide urique. Son emploi jadis était beaucoup plus étendu, on en extrayait un sucre consommé dans les pays nordiques, on en faisait un vin pétillant et sucré, et même du vinaigre.

Le médecin-alchimiste Van Helmont (1577-1644) dit que “la sève qui s'écoule du tronc au printemps est un remède efficace de la lithiase rénale dont il calme les douleurs et les spasmes”.

Sainte Hildegarde recommandait les fleurs de bouleau contre les ulcères et les plaies qui n'en finissent pas de guérir. Le médecin italien Matthiole, au XVIe siècle, fut le premier à reconnaître les étonnantes propriétés de l'espèce contre les calculs des reins et de la vessie : il baptisa le bouleau “arbre néphrétique de l'Europe”.

La plupart de ces usages ont un facteur commun blanc symbole de la lumière purifiante. Le Bouleau est purificateur, il élimine les déchets de l'organisme tant au-dedans qu'au dehors.

Selon les légendes des Tatars Abakhan, au sommet d'une montagne de fer, croît un bouleau blanc à sept branches. Lors de son initiation, le chaman samoyède fut transporté en rêve au bord des Neufs Mers”. Au milieu de l'une d'elles se trouvait une île et, au centre de l'île, un jeune bouleau qui s'élevait jusqu'au ciel. C'était l'Arbre du Seigneur de la Terre.

Le Bouleau est en effet l'arbre d'initiation des chamans sibériens, depuis le rituel de purification jusqu'à celui de l'ascension au ciel. Les chamans consomment des amanites tue-mouche qui poussent au pied des bouleaux, pour entrer en transe. Le nombre neuf joue un grand rôle dans ces rituels : neuf bouleaux en cercle à gravir successivement, à la cime desquels il faut graver neuf entailles.


Ce nombre correspond aux neuf cieux. Dans le cinquième ciel, le chaman s'entretient avec le puissant Yayutschi (le “Créateur”) qui lui révèle les secrets de l'avenir. Dans le sixième il s'incline devant la Lune ; dans le septième devant le Soleil. Arrivé au neuvième ciel, il rencontre Baï-Ulgän, dieu de l'atmosphère, de la fertilité, de la fécondité, et protecteur des hommes.

Ce Bouleau du début, dont l'écorce délicate évoque l'éclat argenté de la pleine lune, correspond à la colonne Boaz des loges maçonniques, en face de laquelle on peut voir une lune, et qui symbolise la Mère. Un cordon, “la Houppe Dentelée”, part de ce pilier, fait le tour de la loge puis revient vers la colonne Jaquin qui correspond à l'If, dernière lettre de l'alphabet oghamique, au Iod et au Père, en face de laquelle se trouve un soleil. “Houppe” signifie “frondaison”, “haut des branches”, la loge étant ainsi identifiée à un bosquet sacré.

Au Moyen Age le Bouleau était considéré comme l'“arbre de la Sagesse”, ce qui le met en rapport avec Hockmah, Séphira de l'origine des puissances intellectuelles, la Mère de l'imagination et de l'intuition.