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jeudi 11 juin 2020

La Pluie d'Amour…


Au flanc de la colline, une femme attend l'aurore.

Elle est là, dans la prairie, parmi les fleurs où perle la rosée de l'Aube.


C'est l'instant où chaque être vivant dans la nature suspend son souffle ; il écoute dans le silence au creux de lui-même résonner le sublime Son divin, avant d'entonner l'hymne de joie de la Création exultante dans l'embrasement du Soleil levant.

Elle est là, ses cheveux de nuit déployés en gerbes d'étoiles jusqu'à terre, ses jambes repliées sous sa robe d'améthyste, ses mains ouvertes sur ses genoux, elle se laisse fondre dans la lumière qui l'immerge… Elle entend chacune de ses cellules chanter la mélodie des rythmes du monde ; immobile, elle danse à l'infini sur la vague de Vie du jour naissant, et son cœur bat le tambour de la Terre inondée de Soleil.

Elle est Joie pure dans la Vie Une.

Tandis qu'elle s'abandonne à l'extase de la danse des rayons d'or, soudain, elle voit devant ses yeux une énorme bouche d'Ombre où se mêle toute la Douleur du monde ; et cette Douleur l'appelle de toutes ses forces, l'attire dans l'horreur de sa substance.

Elle voit rouler les charniers de milliards d'animaux hurlant la stupeur et l'effroi des tortures de l'homme ; elle voit toute la nature réduite en esclavage, estropiée, transloquée par l'œuvre de l'homme ; elle entend le terrible fracas des arbres tombant sur le sol désolé ; elle entre dans les profondes plaies de la terre saccagée… Elle ressent l'épouvantable angoisse de l'homme arraché à lui-même, et les cris des petits de l'homme, éclatés en milliard de larmes de sang, percent son cœur d'une atroce douleur.

Et quatre cavaliers blancs s'engouffrent au galop dans l'Ombre, brandissant leur épée nue de leur main droite, serrant dans leur main gauche les graines de conscience de la Vie ; ils disparaissent dans l'immonde Ténèbre hurlante.

~~~~~~~~

Elle, reste là, revêtue de rose et d'améthyste, lumière dans la Lumière du Monde.

Elle ne sait que rester là, dans la Lumière du matin vivant, témoin de la conscience de l'Un.

Immobile, elle danse sur la vague de Vie du jour naissant, et son cœur bat le tambour de la Terre inondée de Soleil… Et pourtant, en même temps, son âme éprouve une infinie tristesse. Elle implore :

« Y a t'il une chose que je puisse faire pour soulager la souffrance du monde ? »



Un oiseau bleu à la gorge rouge, s'est posé sur son épaule gauche. Il répond à l'oreille de son cœur :

« Ishtar, Lumière du Jour, Étoile du Matin, Eau de perle pure dans son écrin de saphir, oui tu as un Pouvoir : celui de faire tomber la pluie. »

« Faire tomber la pluie ? Et comment le pourrais-je ? », s'étonne Ishtar.

« Regarde », dit l'oiseau bleu.

Elle voit s'ouvrir devant ses yeux un nouveau champ de lumière, à l'endroit même où elle ne voyait que l'Ombre monstrueuse.

Elle entre dans ce champ, guidée par des voix harmonieuses. Émerveillée elle découvre que les graines de conscience de la Vie sont arrivé à maturité dans le cœur des hommes ; elle entend les hommes parler à l'Esprit Invisible au cœur de toute chose, elle entend l'Esprit répondre aux hommes dans les sols, les plantes, et les bêtes.

Partout où elle dirige ses pas, l'éleveur connaît chaque vache, chaque brebis, chaque jument, et leurs petits par leur nom ; partout l'agriculteur consulte avec respect les sols et les plantes sur la récolte prochaine. Le lion et l'antilope paissent ensemble la Force de Vie dans l'herbe pulpeuse ; le serpent et l'oiseau reposent ensemble au creux de l'arbre. Elle participe de l'accomplissement de chaque être vivant dans l'amour de Dieu, et une joie intense monte en elle, comme un torrent de Vie tumultueux.

Elle s'avance encore, et voit les cactus sans épine émettre leur bonheur dans un parfum suave, et le désert fleurir en un parterre de roses embaumées.

Elle entre dans la Ville Sainte, bâtie sur les rives du fleuve d'Eau Vive brillant comme du cristal, où s'abreuvent en parfaite harmonie les sols, les plantes, les bêtes et les hommes.

Elle voit en pleine gloire la perfection de la Vie divine s'épanouissant en chaque chose sur la terre…

Et son cœur éclate de Joie pure ; dans un ravissement d'Amour elle étreint tout l'or rose de la Vie qui palpite autour d'elle… et le fleuve de joie irrésistiblement monte en elle, il jaillit dans l'arabesque de son bras droit levé vers le Soleil, et se déploie dans l'Arc en ciel aux sept couleurs ; et les spirales de lumière de ses cinq doigts d'or s'irisent de myriades de gouttes de pluie qui se déversent sur la terre ; une pluie tiède comme une larme d'Amour, une pluie d'une infinie douceur.

Bientôt, de la terre abreuvée, s'élèvent des colonnes de brume transparente. ; bientôt transparaissent les perles de rosée dans l'herbe verte, resplendissant sur la Terre neuve. Sous les yeux d'Ishtar s'entrouvrent des milliards de fleurs roses et blanches libérant leurs suaves parfums.

Elle est là, dans l'éclatante lumière de l'Aurore, émerveillée, contemplant la parfaite Beauté du Monde. De son cœur s'élève une note de cristal qui se déploie dans l'univers, célébrant la Gloire de Dieu dans le Matin Neuf.

Elaine, le 06/12/94.

« As-tu jamais donné ordre au matin,
fait connaître à l'aurore sa place,
pour qu'elle empoigne les franges du monde
et qu'elle secoue les méchants ».

(Job 38, 12-15)



Cf. :



Ariana Vafadari - ANAHITA (Album Trailer sur YouTube)


Ariana Vafadari - Le rêve d'Anahita (sur YouTube)


Ariana Vafadari Officiel


- Ariana Vafadari (site web officiel)



Ainyahita en perles

Otoman Zar-Adusht Ha'nish

Edité par Mazdanan, Genève, 1938

dimanche 12 avril 2020

Le retour d'Ostara et de son Lièvre…


Pâques et ses œufs, symboles de fertilité, de renouveau…
L'entrée dans le temps lumineux,
en compagnie d'Ostara et de son Lièvre.



Quelques clés : Est, Easter, Eostre, Œestrus, Ostern, Ostara, Ishtar…

Quelques liens pour réviser le sujet :

Un œuf trouvé ce matin dans le jardin :

Les Origines de Pâques
06.15.83.50.18

EOSTRE ET L’ŒUF :

Les traditions païennes nous donnent le nom Anglais de Pâques, Easter, qui vient du mot « Eostre ». Le mot vieil-anglais pour le mois de mars était Estor-monath « le mois des ouvertures ».


Selon le compte rendu qu’en donne Bède le Vénérable. Estor-monath fut ainsi nommé en l’honneur de la déesse saxonne du Printemps, Eostre. On ne sait rien de très sûr à son propos, mais les rituels qui lui sont associés célèbrent les commencements, symbolisés par l’œuf de Pâques, et la fertilité, représentée par le lièvre ou le lapin de Pâques.


La forme ovale de l’œuf symbolise le cycle éternel des saisons. Dans les célébrations païennes d’Ostara, l’œuf représente l’œuf cosmique de la création et de la Renaissance. Le jaune évoque le dieu-soleil, tandis que le blanc et la coquille représentent la déesse vierge : leur union mystique a lieu, dit-on, lors de l’équinoxe de printemps.


Dans les communautés agricoles d’autrefois, les œufs étaient une source vitale de nutriments. A la mi-mars, les provisions de nourriture accumulée pendant l’année précédente commençaient à s’épuiser. Les premiers œufs de l’année, pondus par les volailles domestiques ou pris dans les nids d’oiseaux sauvages, permettaient d’obtenir des nutriments dont les gens avaient grand besoin.


La tradition de la chasse aux œufs de Pâques remonte à ce qui était à l’origine une nécessité : chercher des œufs d’oiseaux sauvages à ce moment de l’année.

Les Lièvres fous de Pâques ; c’est aussi le moment où l’on plante les graines en prévision des récoltes de l’automne, c’est pourquoi on célèbre, et on prie ardemment pour la fertilité de la terre. Le lapin de Pâques était le symbole de la fertilité très répandu dans l’Europe médiévale. La majorité des espèces de lièvres sont nocturnes la plupart de l’année, mais à partir de mars tous sont en rut et c’est leur saison des amours : ils sortent donc pendant la journée. De plus les femelles peuvent concevoir une deuxième portée de petits alors qu’elles attendent déjà la première. Les femelles qui ne sont pas réceptives « giflent » les mâles, qui ainsi rejetés sont frustrés et se comportent de manière imprévisible. Cette attitude a donné les expressions « fou comme un lièvre de mars » et « tête de lièvre ». La première apparaît dans the supplycacyon of soulys (la supplication de l’âme) de Sir Thomas More, l’auteur de Utopie : « fou non pas comme un lièvre de mars mais comme un chien enragé). Elle a été immortalisée grâce au Lièvre de Mars excentrique, compagnon du Chapelier Fou, dans Alice au pays des merveilles, de Lewis Caroll.


La légende moderne du lapin de Pâques, qui a son origine dans les traditions du lièvre de mars, vient d’Allemagne : elle est mentionnée dans des manuscrits du XVIe siècle, où les enfants laissaient dehors des nids faits d’herbes, ainsi que leurs coiffes et bonnets de Pâques, pour que le lapin de Pâques les remplisse de friandises ; mais ils ne pouvaient espérer trouver leurs chapeaux remplis que s’ils avaient été sages.

dimanche 4 avril 2010

Le Jour de la Dame au manteau Vert !









Plus de photos

Leçons de Simo Parpola au Collège de France

Simo Parpola a été convié par Jean-Marie Durand à donner deux leçons au Collège de France, les 9 et 16 décembre 2008, sur le thème des divinités Aššur et Ištar. Voici la traduction française de ces deux leçons (en pdf).


La transmission du savoir en Mésopotamie ancienne
par Philippe Talon

Célébrer La Déesse


Anna, Hanna, Dana, Dôn…

Pâques sur Les Deux Babylones



Les pigeons en France

Colombe et colombier dérivent du latin columa et columbarium, pigeon du latin pipiones, de pipires c'est à dire piauler. Aucun dictionnaire ne distingue le pigeon de la colombe ou le colombier du pigeonnier. Colombe et colombier appartiennent davantage au langage poétique et colombe s'applique plutôt au pigeon blanc. Il existe de très nombreuses espèces de pigeons : ramier, bizet, tourneur, culbuteur, nonnain, paon, tourterelle... Rien à voir entre ces pigeons des campagnes, sauvages et libres, amoureux d'espace et de solitude, et les pigeons des villes souvent vus comme des animaux nuisibles. BUFFON - célèbre naturaliste du XVIII ième siècle - décrit ainsi ces animaux :

" Les pigeons ne sont réellement ni domestiques comme les chiens et les chevaux, ni prisonniers comme les poules. Ce sont plutôt des captifs volontaires, des hôtes fugitifs qui ne se tiennent dans le logement qu'on leur offre qu'autant qu'ils s'y plaisent... Tous les pigeons ont de certaines qualités qui leur sont communes : l'amour de la société, l'attachement à leurs semblables, la douceur de leurs mœurs, la fidélité réciproque, la propreté, le soin de soi même qui suppose l'envie de plaire, l'art de se donner des grâces, les caresses tendres, les mouvements doux. Nulle humeur, nul dégoût, nulle querelle, tout le temps de la vie employé au soin de ses petits, toutes les fonctions pénibles également réparties. Le mâle, aimant assez pour les partager et même se charger des soins maternels, couve régulièrement à son tour et les œufs et les petits, pour en épargner la peine à sa compagne, pour mettre entre elle et lui cette égalité dont dépend le bonheur de toute union durable : Quel modèle pour l'homme s'il savait les imiter !"

Présentation de l'espèce

mercredi 11 novembre 2009

Anna, Hanna, Dana, Dôn…


  • Français : Anne ;
  • Latin : Anna (mère nourricière) et Anus (vieille femme) ;
  • Allemand : Ann ;
  • Vieux-haut-allemand : Ana (aïeule) ;
  • Prussien : Ana (vieille mère) ;
  • Anglais : Ann, Anna, Nancy ;
  • Espagnol : Ana ;
  • Italien : Anna ;
  • Arménien : Han ;
  • Grec : Annis ;
  • Messapien : Ana 'potnia' ;
  • Hittite : Hannas (grand-mère) ;
  • Japonais / Chinois :  花 hana / hua / huä] (fleur).

Suivant Xavier Delamarre* il existe une racine indo-européenne : Han / Ana qui signifie grand-mère, ou encore terre humide - Han(am).* Le vocabulaire indo-européen - Librairie d'Amérique et d'Orient. Maisonneuve. Paris. 1984.
Selon Jean-Claude Even, Dôn, Dana, Diane proviendraient de Deva Ann : celle qui se mire la nuit dans l'eau des marais.

Mais c'est aussi Anna Pourna Devi (Anna la pourvoyeuse, appellation donnée ensuite à deux des sommet de l'Himalaya). Ana { Ou Anna, au, dana ou dòn }.

Annapurna ou Annapoorna est la déesse hindoue de la nourriture. Anna signifie les denrées alimentaires et les céréales. Purna signifie pleine, entière et parfaite. Déesse de l'abondance, elle est l'une des incarnations de Mahadevi, la grande déesse shakti, épouse de Shiva, connue aussi sous les noms de Parvati, de Durga, de Kâlî, etc.

Annapurna a beaucoup de noms. Le Sahasranam Annapurna présente ses mille noms et l'Annapurna Shatanama Stotram contient 108 de ses noms. Elle est diversement décrite comme :

  • Celle qui donne la nourriture
  • Celle qui pourvoit les aliments et les céréales de manière pleine, entière et parfaite
  • Celle qui est la force de Shiva
  • Celle qui est le fondement de la connaissance
  • Celle qui ôte toute crainte
  • Celle qui est le bien suprême
  • Celle qui manifeste la vérité et l'efficacité
  • Celle qui est au-delà de Maya
  • Celle qui est la cause de la création et de la dissolution

En hébreu : Hannah signifie « (pleine de) grâce, faveur » d’où proviennent :


  • Shus hanna : le « lys* » et la couleur « blanche » (Suzanne, Lysiane…)
  • Yo hanan : « Iavhé fait grâce » (Johanna, Johan, Jean…)
  • Hos hanna : « sauve-nous, sauve maintenant, je t’en prie, de grâce ».
* La Fleur des Fleurs, l’emblème de la pureté, de la souveraineté, de la sublime connaissance.

Le breton Anna dériverait du vieux celtique vindos / vinda qui signifie :
beau, blanc, bienheureux, saint, sacré, divin et qui outre anna a donné find en irlandais, gwyn en gallois et gwenn en breton.

C’est par exemple :

  • Bo Winda la vache blanche qui devient Bo Ann (Boand, Boinn, Boyne),
  • Bu Winda la vache céleste qui devient Bu Ana / Bu Anann,
  • Karito Winda qui devient Kerridwen au pays de Galles,

En breton plusieurs mots commençant par Ana sont en rapport avec :
la sagesse, la connaisssance, la vision, l’éveil :

  • Ana oudegezh : Connaissance,
  • Ana out : Connaître,
  • Ana t : évident.

Ce sens se retrouve dans le nom de la rivière Sin* Ann (Sinand) qui provient d’une jeune fille qui, ne voulant rien d’autre que la sagesse, alla de la Terre de Promesse à la Source de Connla qui est sous la mer pour chercher la connaissance. Mythe semblable à celui de Bo Ann et de la rivière Boyne.

* En breton sin signifie : signe et sinañ : signer.

Or l’Eau* originelle et la Sagesse sont l’Ame du Monde, le Miroir de la Pure Vérité qui permet à l’être de se connaître… et en breton les ana on sont les âmes des trépassés et les Gwen anenn sont les abeilles, ce qui pourrait se traduire approximativement par : âme pure…

*
A ce sujet je vous invite à lire l'article de Nicole Mari sur La symbolique de l'Eau.

Unda : « eau courante » => Onna / Anna / Oann / Boann

Le suffixe proto-Indo-Européen -onna- ou -anna- pourrait signifier le fait de couler (eau vive, courante), le a final indiquant la féminité (Ica-onna - Sequ-ouanna).

Dans les panthéons ouest-sémitiques, Anat (2) est une déesse de premier plan. C'est la fille du dieu Dagan (Cf. Oannès ci dessous), et la sœur et maîtresse de Baal, le dieu de l'Orage et la divinité principale des peuples du Proche-Orient.

Les Perses la nomme « Anahita / Ainyahita », les arméniens « Anahit ».

C'est "La Céleste Source - Celle qui fait tomber la pluie… "

Cf. : La mystérieuse Pierre du parvis…

C'est :

  • Oskrhat, c'est à dire « sculptée dans l'or »,
  • la Haute, la Puissante, l'Immaculée, la Déesse de l'Aurore et de la Fécondité,
  • la dispensatrice de la Vie, la bienfaitrice du genre humain, la Guérisseuse.
  • la Déesse des Eaux douces, de la Vie et de la Fertilité, de tous les liquides purificateurs et fécondants :
  • les rivières, les lacs, mais aussi le sperme, les secrétions vaginales, le lait…
  • celle qui accroît l'énergie, qui accroît les troupeaux, la richesse, la santé, qui accroît la terre.
  • la Déesse de l'Amour et de la Beauté, du plaisir et de la cuisine !
  • la Vache Blanche, la Reine de la Floraison, l'Étoile du matin, la Déesse de l'Aube, de la Fertilité et de la Fécondité, nommée suivant les temps et les lieux : Bo Winda, Freyja, Oshun (au Niger), Hathor, Flora, Maïa, Ishtar, Ostara, Anahita…
Anat – Déesse cananéenne de la Rosée gouvernant les saisons, Dame des eaux et des sources, protectrice de la fertilité, cette vierge guerrière est parfois assimilée à Ashtart (l’Ishtar babylonienne - Cf. Le Jour de la Dame au manteau Vert !), Hathor en Égypte et à Qadesh, confondue plus tard avec Dercéto, que les Grecs appellent Atargatis, ou avec la déesse Athéna. Son culte sera introduit en Égypte par les Hyksos, en tant que parèdre du dieu Soutekh, identifié à Baal. Fille d’El, sœur et maîtresse de Baal, à qui elle voue une fidélité sans faille, elle aide son frère à s’emparer du trône suprême.
Souvent représentée tenant dans ses mains un bouclier et une lance de combat, cette déesse au tempérament belliqueux et violent se garde pourtant de provoquer des conflits. Au contraire, elle apparaît surtout bénéfique.
Incarnation de la Rosée qui, en se répandant, chaque matin, sur la terre aride de Phénicie apporte une humidité précieuse nécessaire à la vie, elle assure le développement de la végétation, l’abondance des récoltes, garantit aux hommes la prospérité et aux dieux la subsistance. Elle n’hésite pas à sacrifier les divinités maléfiques, comme Môt. Dans une autre légende, elle s’occupe de l’inhumation d’Aleyin et offre des sacrifices pour assurer la survie de son frère Môt dans les Enfers.
Divinités et Mythes de Mésopotamie sur H2O.net
Chez les sumériens cette déesse est appelée Inanna (Ishtar en akkadien).

Note transmise :

  1. Anna, la prophétesse du Nouveau Testament, était de la tribu d'Asher !
  2. Il ne faut pas chercher très loin pour y voir une allusion à Asherat…
  3. Cf. : Astarte (Asherah, Asherat, Ashtart, Ashtareth, Ashtoreth, Ashtaroth. Atargatis, Athar, Attart).

Quatre sites à visiter à ce sujet :


Cette figure féminine se trouve être la fille du dieu chaldéen Oannès mentionnée par Bérose au IIIe siècle av. J.-C. dans son œuvre Babylõniaká (« Histoire de Babylone »). On racontait que cet être, à corps et tête de poisson, seconde tête et pieds humains, à voix humaine, était sorti de la mer Erythrée (selon les anciens dans Le Périple de la mer Érythrée, ce terme désigne à la fois la mer Rouge, l'océan Indien et le golfe Persique), pour enseigner aux Babyloniens, qui vivaient sans lois à l'état animal, l'écriture, les sciences et les principaux arts (arpentage, agriculture, etc...). Il est également cité dans le mythe d'Abgal de la mythologie mésopotamienne, où on le nomme : Uan, Uanna, Uannadapa ou Adapa.


Oannès était

"un animal doué de raison... dont le corps revêtait l'apparence d'un poisson mais qui possédait une tête d'homme sous celle du poisson, avec des pieds, également par-dessous, semblables à ceux d'un homme, joints à la queue de poisson, et dont la voix et le langage aussi étaient articulés et humains" (Polyhistor et Apollodore).
Oannès, du grec. Musarus Oannès, l'Annedotus, était connu dans les légendes chaldéennes, transmises grâce à Bérose et à d'autres écrivains anciens, comme Dag ou Dagon, forme ancienne Dagan, l'"homme-poisson". On lui attribue l'invention de la charrue.

Voir également :

  • Jesus the Fish God ?
  • Oannès
  • Tête de Christ au serpent ou Oannès
  • Les listes des rois antédéluviens
  • Le fait ovni et la geste mythologique : l'exemple des croyances Dogon
  • Jean - Wikipedia
  • Le prénom Jean vient de la racine sanskrite « jan » : "faire naître". L'hébreu ancien utilisera cette racine en Jeho ou Yeo (le "j", le "i" ou le "y" n'étant pas differenciés en hébreu) dans le nom Yoḥanân , composition de YHWH ou « Jeho-vav », Dieu, et de « Ḥanan », miséricordieux : "Dieu fait grâce". Ce nom devient Ioannès en grec, Oannes en Phénicie et à Babylone. A Rome, il devient Janus, dieu des portes et des passages (Jana : la porte. Janvier : la porte de l'année.)

    Il a été porté par plusieurs personnages mineurs de l'Ancien Testament, mais est devenu populaire dans le monde chrétien en mémoire de saint Jean-Baptiste et de saint Jean l'évangéliste. C'est Jean le Baptiste qui a baptisé Jésus-Christ (jan : faire naître). Le nom « Jésus » (« Jeho-Shua ») lui-même contient la racine "Jeho".


Un groupe de trois petites poteries, figuration d'amphibiens ou de prêtres habillés en amphibiens (chacune fait 12,6 cm de haut) qui ont été découvertes dans une excavation près des fondations d'un temple de la citée babylonienne de Ninive dans le milieu du 19ème siècle. Elles sont actuellement dans le Département des Antiquités de l'Asie de l'Ouest du British Museum (objets 91,835-7).

Ces figures représentent trois des "Sept Sages", ou apkallu, connus par ailleurs comme Oannes ou Dagon - les héros culturels amphibiens qui fondèrent la civilisation Sumérienne ou Babylonienne. Il était très courant d'enterrer de petits groupes de figurines d'Oannes ou apkallu en tant que dédicaces sacrées près des fondations d'importantes constructions religieuses. © British Museum



De Passage vers l'EAUrigine
(site de Jacques Bergeron)

Dans la mythologie mésopotamienne, les Sept Sages * (en akkadien apkallu, sumérien ABGAL) sont des figures mythiques issues de la mer (l'Apsû) qui, avant le Déluge, révélèrent aux hommes la science, les arts et les techniques.

* Sept Sages, que l'on pouvait appeler également "les Carpes brillantes, les Carpes de la mer, l'Heptade, les sept apkallu qui sont nés dans la Rivière, et qui sont les gardiens des plans du Ciel et de la Terre" (Cf. Les sept saumons de la Source de Connla en Irlande).

Le Mystère des Sept Sages venus des Étoiles

(Source en anglais)


Lire dans le même esprit : Le Saumon de la Sagesse.

La lettre D de Dana et de Dôn (mais aussi de Dag) signifie comme en grec (Δ), en hébreu (Daleth) et en sanscrit la Porte (Dwr) d’où dérive Duir le vieux nom oghamique du chêne, mais aussi le vieux gaëlique Dorus, l’anglais Door, le breton Dor* , le grec Thura et l’allemand Tür. Dana est donc « la Porte du Ciel », Notre Dame du Chêne, arbre dans lequel elle apparaît souvent comme à Rambouillet par exemple…

* Dor évoque également le culte Dorien des forces créatrices ainsi que la compréhension du monde nouménal (créateur)…

Mais Anne (via le latin) est aussi la racine de Anneau, Année, soit la notion de cercle et de périodes cycliques voir de l’éternité. Des annales sont des chroniques, le récit des événements année par année.
Anne évoque également l’Anna Perenna des latins, la déesse-mère galloise Dôn, mère d'Arianrhod dont le nom signifie « Roue d’Argent », la lune argentée qui nous enseigne les rythmes de la nature.

Voir également :



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