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jeudi 19 août 2021

Le Grand Effroi…

Il est probable que les personnes ayant accepté de boire la soupe populaire et expérimentale, soient confrontées prochainement à une intensification catastrophique de leur dépendance immunitaire, et qu’il y ait chez ces personnes exposées au variant Delta ou potentiellement à d'autres souches de coronavirus des effets ADE.


Ces personnes sont en quelque sorte montés dans un train dont ils ignorent la destination, en renonçant à leur souveraineté, leur autonomie, leur immunité, leur liberté…



« Elles ont
laissé échapper le gouvernail de leur propre vie et ce qu'il adviendra d’elles dépend désormais du hasard et des influences extérieures. »

Six en haut dans l’hexagramme 58 du Yi King : Touei / Le Joyeux, le Lac.


Il se pourrait donc que l’automne soit très poétique :



Ajouts du 24/10/2021 :




De nombreuses personnes sensibles nous ont préparé à ce moment qui semble imminent :


Anne Givaudan et Daniel Meurois dans leurs ouvrages :


L'astrologue François Barthomeuf dans ses vidéos :

Myrha dans :


Anne Givaudan dans :


Patricia Darré qui nous propose dans son dernier livre




Aimée Soleil dans ses dernières vidéos :


Monique Mathieu dont les guides nous disent

qu’Il n'y en a plus pour très longtemps !


Les prédictions de Jucelino Da Luz


Le grand effroi passé fleurira de verveine,

L'oiseau ramènera le gui au creux du chêne

Pour les faucilles d'or.

L'Homme redressera la vieille croix rustique

Et le vent reprendra l'éternelle musique

Des harpes de l'Armor.

Celtes, vous connaîtrez le bonheur édénique,

Peuple nu, insoumis, qu'indiffère la mort ;

Dieu vous protégera de sa rouge tunique

Des remparts de Guérande, aux rochers de Glen-More.


Le Graal par Ar Roh Ilia



Voir également sur ce blog :

vendredi 16 avril 2010

Le Pitre


Le tréteau qu'un orchestre emphatique secoue
Grince sous les grands pieds du maigre baladin
Qui harangue non sans finesse et sans dédain
Les badauds piétinant devant lui dans la boue.

Le plâtre de son front et le fard de sa joue
Font merveille. Il pérore et se tait tout soudain,
Reçoit des coups de pieds au derrière, badin,
Baise au cou sa commère énorme, et fait la roue.

Ses boniments, de cœur et d'âme approuvons-les.
Son court pourpoint de toile à fleurs et ses mollets
Tournants jusqu'à l'abus valent que l'on s'arrête.

Mais ce qu'il sied à tous d'admirer, c'est surtout
Cette perruque d'où se dresse sur la tête,
Preste, une queue avec un papillon au bout.

Paul VERLAINE (1844-1896)

Sur: http://poesie.webnet.fr

dimanche 6 décembre 2009

La Vie et la Mort


- La Mort (M) Accent du Nord – La Vie (V) Accent du Sud

Un jour que la Vie et la Mort se croisaient par hasard…

M - Ah ! Tins ! Quoisque t’ fais là ?
De t’ vir traîner dins l’ coin, cha ch’ ést bin preumière fos !

V - Eh ! La Mort !… Pas possible ! Ah, ça c’est une chaince !
Mais, tu n’as pas chaingé ma foi ! Quelle élégaince !

M - Ah ! cha, cha fait plaisir ! Pour ène fos qu’in m’ veyant,
Puteôt que d’m’insulter on m’adresse in sourire…

V - Mais pourquoi tu dis ça, la Mort ? Tu es superbe !
Allez, viens bavarder. Asseyons-nous dains l’herbe.

M - Bin, si mi j’ sus superbe, quoisque j’ diros pour ti…
T’ és toudi lumineux, surtout quansque t’ souris.
Bé millard que t’ és bieau, si j’ saros dessiner…

V - Tu me flattes, la Mort … je suis intimidé.
Mais, je te vois songeuse, et la mine un peu triste…
Veux-tu me raconter les peines d’une artiste ?

M - Ch’ ést exactemint cha : em’ n’ art, i - ést méprisé.
I n’ d’ a même pos in seul pour in vir la bieauté !

V - Oh, là tu exagères ! Et moi, té, tu m’oublies ?

M - Mais ti ch’ n’ ést pos parèl… Tizote t’ és t’ in ami…
Te sais bin d’ quoi, la Vie ? J’sus fatiguée.
J’ voudros rester à m’ lit… J’ voudros rester couchée.
Si te saros ç’ que j’ vis, comme on m’ crache au visache
I n’a pos in humain pour comprinte em’ messache.
El’ nature, cha va bin, elle, elle fait pos d’histoire,
Mais lés gins te sais bin : « Tin, là, ch’ ést l’ feimme in noir ! »

V - Mais qu’est-ce tu racontes ? c’est pasqu’y savent pas
Quand ils te connaîtront ils feront comme moi…

M - Alors là, te délires ! Quoisque t’ crois comarate ?
Qu’ lés ceusses qui m’ veottent v’ nir vont m’ faire ène accolate ?

V - La Mort arrête, arrête, tu me fais mal.
Y a bien des geins qui t’aiment, t’ honorent, c’est normal !

M - Allez, n’ fais pos semblant. Te sais bin ç’ que j’ veux dire.
Bin seûr qu’ i n’ da quéqu’ z’ ins qui m’ adresstent in sourire.
Mais pou l’ majorité, la mort, c’est négatif.
Et mi, j’ vas printe congé pour état dépressif.

V - Y a quand même les sombres, les fous, les suicidés…

M - Bin j’ sus cras avec cha : cadeau impoisonné !


V - Pardon la Mort, pardon, c’est vrai, j’ai un peu honte.
Ecoute, je savais pas, je me reindais pas compte.
Pour ma pare, tu sais, c’est vraimeint différeint :
Les geins, y m’applaudissent, y m’eimbrassent souveint…
Mais moi je suis ta course comme on suit la lumière
Tu fais partie de moi, on est complémeintaires
Toi, tu es si profonde qu’on brûle de savoir
Vers où tu nous eimmène, dains la nuit, et le noir…
Si on se preind les maings, tu vois, on fait la ronde.
C’est un einchaintemeint, une dainse féconde.
Et dainser avec toi une valse d’amour
C’est ce que je veux faire jusqu’au bout de mes jours.
Voui, je t’aime la Mort.
Je vais même te dire si tu doutes eincore
Que partout je devine les ombres de ton corps.
Je te suis à la trace, partout je te respire.
Et te savoir à l’œuvre, ça me fait plaisir.

M - I n’ ést nin vrai tout n’même… Quoiqu’ ch’ ést que t’ dis la Vie ?
Te n’ m’ avos jamais dit equ’ t’ in pincheos pour mi !

V - Allez, vé, ne te moques pas, je suis sérieux.
Et je te dis ein face les yeux dains les yeux
Que si tu voulais bieng, enfing, je voudrais dire
Que si tu voulais bieng, plutôt que de t’einfuire
On pourrait simplemeint s’arrêter, et s’unir…
On ferait tout à deux ein harmonie totale
Tu te cacherais plus, tu me serais fatale la Mort
Fatale et merveilleuse, et plus eincore.
Je voudrais t’épouser à la vie à la mort !

Et de ce jour crucial où ils se sont croisés
Où devant tant d’amour la Mort fut ravivée
Elle reprit son œuvre avec beaucoup d’aisance
Tâchant de rendre paix, amour, et espérance
Elle ouvre le passage et prépare ses âmes
Il souffle dans son cou, murmurant un sésame

Catherine Raverdy - Saman 2009

lundi 2 novembre 2009

Le Saumon de la Sagesse


Il est question dans bon nombre de textes irlandais d'une fontaine de sagesse : sur ses bords pousse un coudrier, ou un sorbier, couvert de noisettes écarlates (Cf. Les Noisettes cramoisies de la Sagesse). Dans son eau vivent des saumons de sagesse, qui se nourrissent des noisettes tombées dans l'eau. Quiconque mange la chair de ces poissons devient voyant et omniscient. Cet animal est le porteur de la connaissance et de la sagesse. Le fait de le manger procure le rang d'initié à son consommateur. C'est ce qui arriva au héros Finn Mac Cumaill quand il était jeune garçon : élève d'un poète ou file, il était occupé un jour à faire rôtir un saumon pour le compte de son maître. Mais il se brûla en tournant la broche et il porta le doigt à sa bouche. Il fut aussitôt rempli de la science universelle et eut une dent prophétique : il lui suffisait de placer son pouce sous sa dent de sagesse et de le mâcher pour être doué de prophétie. Le saumon est encore la nourriture d'Eithne (2) (allégorie de l'Irlande), après sa conversion au christianisme. Animal druidique par excellence avec le sanglier et le roitelet, le saumon est un des symboles de la sagesse et de la nourriture spirituelle. On le retrouve comme animal primordial dans le conte arthurien de Kulhwch et Olwen, dans le récit apocryphe des Anciens du Monde au Pays de Galles, dans les aventures de Tuan Mac Cairill en Irlande. La forme de saumon est le dernier degré de la métempsycose : après avoir vécu cent ans sous cette forme, Tuan est pêché, apporté à la reine d'Irlande qui le mange et devient enceinte. Le dieu de la mort Curoi Mac Daere cache le secret de son âme dans l'estomac d'un saumon *.

Sources:
J. Chevalier, A. Gheerbrant, Dictionnaire des symboles, Laffont / Jupiter, Paris, 1982


* CUROI MAC DAERE, dieu de la Mort et roi du Monde donna à son épouse BLATHNAIT le secret de son âme (c'est à dire le principe de son fonctionnement) et lui confia que celle ci se trouvait au cœur d’une pomme que l’on ne pouvait couper qu’avec le glaive royal. Le fruit était caché dans l’estomac d’un saumon qui n’apparaissait que tous les sept ans.



Le tarot celte des arbres
de Liz & Colin Murray

Courrier du Livre
Coll, le Noisetier

Intuition et Poésie, Méditation et Sagesse, Connaissance et Créativité


C pour COLL

Le neuvième mois est le noisetier à la saison de la cueillette des noisettes. La noisette, dans la légende celtique, est toujours un emblème de sagesse concentrée: quelque chose de doux, de compact et de nourrissant enfermé dans une petite coquille dure, d'où l'expression: « Il y a quelque chose dans cette noisette-là ! » Le Dinnshenchas de Rennes, important et primitif traité de topographie irlandaise, décrit une merveilleuse fontaine appelée Puits de Connla, près de Tipperary, au-dessus de laquelle s'inclinaient les neuf noisetiers de l'art poétique qui produisent fleurs et fruits (c'est-à-dire beauté et sagesse) à la fois. Comme les noisettes tombaient dans le puits, elles nourrissaient un saumon qui y nageait et autant il avalait de noisettes autant de points brillants lui apparaissaient sur le corps. Toute la connaissance des arts et des sciences était attachée au fait de manger ces noisettes: on l'a déjà été noté dans l'histoire de Fionn dont Gwion adoptera le nom. En Angleterre, on utilisa jusqu'au XVIIe siècle une baguette fourchue de noisetier pour repérer non seulement les trésors enterrés ou l'eau cachée, comme à présent, mais aussi les coupables en cas de crime ou de vol. Et dans le Livre de saint Alban (édition de 1496), on indique une recette pour se rendre aussi invisible que si l'on avait mangé de la graine de fougère, simplement en portant une baguette de noisetier, longue d'une toise et demie, dans laquelle serait inséré un rameau vert de noisetier.
La lettre Coll avait le même emploi que le nombre bardique neuf, car neuf est le nombre sacré des Muses et le noisetier donne ses fruits au bout de neuf ans. Le noisetier était le Bile Ratha, « l'arbre vénéré du rath », rath* dans lequel vivait le poétique Aes Sidhe. Elle donna également son nom à un dieu nommé Mac Coll ou Mac Cool (« Fils du Noisetier ») qui, selon l'Histoire d'Irlande de Keating, était l'un des trois plus anciens législateurs de l'Irlande, ses deux frères étant Mac Ceacht (« Fils de la Charrue ») et Mac Greine (« Fils du Soleil »). Ils célébraient un triple mariage avec la triple déesse de l'Irlande, Eire, Fodhla et Banbha. Cette légende paraît, à première vue, rappeler le renversement du système matriarcal par les envahisseurs patriarcaux; mais, puisque Graine, le Soleil, était une déesse, non un dieu, et puisque l'agriculture et la sagesse étaient toutes deux présidées par la Triple Déesse, les envahisseurs étaient donc, sans doute, adorateurs de déesses eux-mêmes; ils auraient tout simplement transféré leur allégeance filiale à la triple déesse locale. Dans la légende fénianne du Vieux Noisetier s'Égouttant, le noisetier apparaît comme l'arbre de la science pouvant être employé à des usages destructifs. Il laisse s'égoutter un lait empoisonné, n'a pas de feuilles et est la demeure des vautours et des corbeaux, oiseaux de divination. Il se brise en deux lorsque la tête du dieu Balor est placée au creux d'une de ses fourches après la mort de ce dieu et, quand Fionn emploie son bois en guise de bouclier dans la bataille, ses vapeurs nocives tuent des milliers d'ennemis. Le bouclier en noisetier de Fionn est le symbole du poème satirique chargé d'une imprécation. C'est en sa qualité d'arbre-héraut druidique que « le noisetier fut l'arbitre » dans le Câd Goddeu (2) de Gwion. Les anciens hérauts irlandais portaient des rameaux de noisetier blanc. Le noisetier est l'arbre de la sagesse et le mois s'étend du 5 août au 1er septembre.

* Rath : fort rond palissadé dont le plus célèbre est New Grange sur la Boyne.

Extrait de "La Déesse Blanche"
de Robert GRAVES aux Éditions du Rocher

Source merveilleuse d'où émanent les sept ruisseaux sacrés de l'Irlande.
C'est dans l'un d'eux, Shannon, que les noisetiers (arbre de l'enseignement druidique) laissent tomber leurs fruits que viennent manger les saumons de la science.
Voir noisetiers, saumons, source.
Extrait du "Dictionnaire de Mythologie et de Symbolique Celte"
de Robert-Jacques THIBAUD aux Éditions DERVY

Cette carte est tirée de L'Oracle des Druides
de Philipe & Stéphanie CARR-GOMM

FERCHERTNE DIT

19. Une question, ô jeune disciple, d'où es-tu venu ?".

NÉDE REPONDIT

20. "Ce n'est pas difficile (à dire): du talon d'un sage,
21. d'un confluent de sagesse,
22. des perfections de bonté,
23. du brillant du lever du soleil,
24. des coudriers de l'art poétique,
25. des circuits de splendeur,
26. par où ils mesurent la vérité selon l'excellence,
27. là où la droiture est énoncée,
28. là où vérité et mensonge sont distingués,
29. où l'on voit des couleurs,
30. là où les poèmes sont rénovés.

Extrait de :
Le Dialogue des Deux sages (En anglais)

Dans la mythologie irlandaise, Le Puits de Connla (également appelé le Puits de Coelrind, le Puits de Nechtan, et le Puits de Segais) fait partie d'un certain nombre de puits de l’Autre Monde qui sont diversement décrits comme «Le Puits de la Sagesse», «Le Puits de la Connaissance» et la source de certaines des rivières de l'Irlande.

Tout comme le Puits de Nechtan (et certaines sources confondent les deux) le puits est la demeure du saumon de la sagesse. Il est entouré de noisetiers, qui signifient aussi la connaissance et la sagesse.

Selon la légende de Cormac mac Art, le puits est dans la demeure du roi des fées Manannán mac Lir. Dans une légende, le puits a été la demeure du Saumon de la Sagesse jusqu'à ce qu'il soit pris par le poète Finn Eces. Neuf noisetiers sacré de la sagesse entourent le puits, qui fleurissent et fructifient dans la même heure. Manger des noisettes qui sont tombées dans le puits, boire l'eau du puits lorsque les noisettes y tombent, ou manger du saumon qui a mangé les noisettes accorde la connaissance et l'inspiration poétique. Le puits a donc été recherché par de nombreux poètes et philosophes.

Seul le dieu Nechtan et ses échansons pouvaient s’approcher du puits. La déesse Boann s'approcha du puits de Nechtan et en fit trois fois le tour à l’envers du mouvement du soleil, causant ainsi une montée des eaux qui se précipitèrent vers la mer, devenant ainsi la rivière Boyne. Sept rivières de la connaissance sont décrites comme provenant du puits de Connla, dont la Boyne, la Shannon, la Nore, la Barrow et la Slaney (O'Curry 144).

Le Puits de Connla est un motif récurrent dans la poésie irlandaise, apparaissant, par exemple, dans le poème de George William Russell : "Les Noisettes de la Connaissance" ou "Le Puits de Connla" :

And when the sun sets dimmed in eve, and purple fills the air,
I think the sacred hazel-tree is dropping berries there,
From starry fruitage, waved aloft where Connla's Well o'erflows;
For sure, the immortal waters run through every wind that blows.

Yeats décrit le puits, qu'il a rencontrés dans une transe, comme étant plein des "eaux de l'émotion et de passion, dans lequel toutes les âmes purifiées sont enchevêtrées" (Greer 197).

Traduit de l'anglais à partir de l'article Wikipedia : Connla's Well.


Le noisetier, l'arbre de la sagesse et de l'apprentissage, ajoute sa force au feu vif.

Dans les légendes celtiques, les noisettes portent diverses appellations : cuill crimaind "noisettes de connaissance", bolg fis "bulles de sagesse", bolg imbais "bulles d'inspiration poétique", bolg gréine "bulles de soleil", imbus gréine "soleil d'inspiration". Ces termes font référence aux noisettes, mais aussi aux bulles causées par leur chute dans la fontaine de sagesse.

Dans le vieux texte irlandais du VIIème siècle intitulé Le chaudron de poésie, on trouve l'affirmation claire de ce que les filidh trouvaient l'inspiration en mâchant les noisettes de sagesse. Le texte explique que l'inspiration poétique et le don de poésie proviennent de trois chaudrons qui se trouvent à l'intérieur même du corps du fili. La poésie est sensée naître de l'expérience du chagrin et de la joie, et l'une des parties de la joie éprouvée par le fili - laquelle mène à l'imbas, le don de la sagesse prophétique - est la joie d'endosser la frénésie poétique en pilant et éparpillant les belles noisettes des neuf noisetiers de la fontaine de Segais dans le royaume du sidhe.
Extrait de : Les Noisettes cramoisies de la Sagesse

"La Connaissance n'est pas transmissible.
Elle ne peut être que le fruit d'une expérience vécue."

Frédéric Lionel



Le Graal repose sur trois Tables :
La Table d’Or de Jésus,
La Table Carrée de Joseph d’Arimathie,
La Table Ronde de Merlin l’Enchanteur.
Elles sont d’égales surface et le nombre est 21.
Une quatrième Table les recouvre,
Dont le nombre est 6, celle de Salomon…
Le Graal est 17 et il est Un !

“dit des compagnons”

Voir également sur :
"The Preserving Shrine"
:
LE SOMA
de Erynn Rowan Laurie & Timothy White
(traduction Gobannogenos)



91- Les légendes celtiques sont pleines de héros s'abreuvant à des fontaines de sagesse ou aux cours d'eau provenant de ces fontaines; et ces fontaines de sagesse semblent être souvent être constatées comme la source la plus haute de l'art du fili. Un des grades les plus élevés du fili, est même appelé ansuith, ou "grand courant", en référence directe à ce flot de sagesse. …

92- Version abrégée des aventures de Cormac au Pays de Promesse, aussi appelé Le gobelet de Cormac :

93- Un jour à l'aube, Cormac rencontre un guerrier aux cheveux gris tenant une branche d'argent garnie de trois pommes dorées. Cormac est fasciné par cette branche qui émet une musique si merveilleuse lorsqu'on l'agite qu'elle apporte le sommeil aux hommes douloureusement blessés, aux femmes en couche, aux gens dans la maladie. Le mystérieux guerrier qui est Manannan déguisé explique qu'il vient d'une terre où il n'existe rien en dehors de la vérité, et il n'y a ni âge, ni déclin ni ténèbres ni tristesse ni envie ni jalousie ni haine ni morgue. Les deux hommes concluent une alliance, et Cormac demande à ce que la branche scelle l'accord. Le guerrier acquiesce, mais demande en retour que trois faveurs non précisées lui soient accordées, à satisfaire plus tard. Lors de chacune des années suivantes, Mananann revient et réclame l'une de ces trois faveurs d'abord la fille de Cormac, puis son fils, et enfin sa femme. Homme de parole, Cormac satisfait les faveurs, mais après la troisième requêtes, il suit le mystérieux guerrier à travers un grand brouillard le ceo-druidechta ( "brouillard des druides") qui surgit autour de lui sur la plaine, et se retrouve dans une étrange forteresse de la Terre de Promesses.

94- On montre à Cormac une maison en argent, à moitié recouverte d'ailes d'oiseaux blancs. Puis il voit un homme embrasant un feu dévorant. Enfin, il pénètre dans une autre forteresse ou se trouve un palais de bronze rayonnant et un clayonnage d'argent et qui est aussi recouvert par les ailes d'oiseaux blancs. Il voit des gens s'abreuver à cinq cours d'eau, provenant d'une fontaine merveilleuse d'où s'échappent cinq courants. Neuf noisetiers poussent au-dessus de la fontaine, laissant choir leurs noisettes dans l'eau, et cinq saumons ouvrent les noisettes et envoient les coquilles descendre le courant.

95- On montre à Cormac le cochon magique de Mananann, qui est cuit dans un chaudron lorsque l'on dit quatre vérités. Après que son hôte ait dit trois vérités, cuisant les trois quarts du cochon, Cormac révèle la sienne qui est qu'il est affligé par la perte de sa fille, de son fils et de sa femme. Au moment où son hôte lui donne une part de porc à manger, Cormac refuse, en disant qu'il ne mangeait jamais sans être en compagnie de cinquante personnes. Mananann plonge Cormac dans le sommeil, et lorsqu'il se réveille il est en compagnie de cinquante guerriers et de sa femme, de son fils et de sa fille. Durant le banquet, Cormac est intrigué par une magnifique coupe d'or ciselé. Mananann explique que chaque fois que trois mensonges sont proférés sous cette coupe, elle se brise en trois, et que le seul moyen pour restaurer la coupe est de dire trois vérités sous elle. Pour démontrer comment la coupe agit, Mananann dit trois mensonges, brisant la coupe, puis trois vérités pour la rassembler. Puis Mananann offre la coupe en cadeau à Cormac, en lui promettant qu'il le laisserait rentrer chez lui avec les siens, et lui interprète les visions étranges que Cormac avait eues.

96- Mananann fonctionne comme un enseignant et un guide aidant à interpréter la signification de visions pour Cormac et pour tout étudiant à qui l'histoire est racontée. Selon Mananann, la fontaine est la fontaine de connaissance, et les cinq courants sont les cinq sens par lesquels la connaissance est obtenue : Nul ne pourra accéder à la connaissance, sans s'être désaltéré dans cette fontaine et dans ses courants. Les gens maîtrisant plusieurs arts sont ceux qui boivent à tous.

  • 5 sens : le goût, l'odorat, l'ouïe, la vue, le toucher.
  • 5 saveurs : le doux, le piquant, le salé, l'acide, l'amer.
  • 5 doigts : le pouce, l'index, le majeur, l'annulaire, l'auriculaire.
  • 5 voyelles : A, O, U, E, I.
  • 5 arbres : l'épicéa, l'ajonc, la bruyère, le peuplier, l'if.
  • 5 éléments : l'Éther, la Terre, l'Eau, l'Air, le Feu.
  • 5 directions : le Centre, l'Ouest, le Nord, l'Est, le Sud.
  • 5 couleurs : le jaune, le blanc, le noir, le vert, le rouge.
  • 5 épreuves : la sécheresse, l'inondation, le gel, la tempête, l'incendie.
  • 5 émotions : l'inquiétude, la tristesse, la peur, la colère, l'amertume.
  • 5 expressions : le chant, les pleurs, les gémissements, les cris, les rires.
  • 5 qualités : l'autorité, la mesure, la prudence, le courage, l'intelligence.


En lieu et place où la Boyne sera crée, se trouvait une fontaine abritée par neuf noisetiers magiques. Ils portaient des noisettes cramoisies et quiconque les mangeait possédait la Connaissance de tout ce qui existait dans le monde.Une Seule race de créatures avait le privilège de manger les noisettes, c’était les divins saumons qui vivaient dans la fontaine. Ils les mangeaient quand elles tombaient dans l’eau. Ils étaient devenus les «saumons de la connaissance». Tous les autres, même les plus grands dieux, avaient interdiction formelle d’approcher des lieux.
Seule Boann, dont la curiosité était légendaire, désobéit à cette loi absolue. Quand elle s’approcha de la fontaine sacrée, les eaux se levèrent au-dessus d’elle, l’inondèrent puis l’éloignèrent. Elle parvint à s’échapper. Mais les eaux, elles, ne revinrent jamais. La Boyne était née !
Extrait de : DAGDA ET BOANN

Sinann, la Déesse qui a donné son nom à la rivière irlandaise Shannon, qui signifie également « Ancienne ». Son histoire dit comment elle s’est approchée du puits sacré, tenu secret, retenu et statique, bordé de neuf noisetiers possédant les noisettes rouge sang de la sagesse. Il était connu de « quelques-uns » seulement, la prêtrise initiée. Elle alla au puits, emplie de curiosité et dansa avec l’eau. L’eau s’éleva et déborda joyeusement pour devenir une rivière et libérer le saumon de sagesse à la mer.

Dagda and the Women of Uinnius, 1979
Jim Fitzpatrick


La Fée du Noisetier par Cicely Mary Barker

LE CHANT D'AMORGEN

La Divinité parle par sa bouche et dit :

Je suis un vent de la mer,
Je suis une vague de la mer,
Je suis une voix de la mer,
Je suis un bœuf de sept combats
ou Je suis un cerf aux sept dents de fer !
Je suis un griffon sur une falaise,
ou Je suis un faucon sur une falaise,
Je suis une larme du Soleil
Je suis une fée parmi les fleurs
Je suis un sanglier,
Je suis un saumon dans un étang,
Je suis un lac dans une plaine,
Je suis une colline de poésie,
Je suis une flèche décochée … pour la bataille,

Je suis un dieu qui met le feu à la tête
ou Je suis un dieu qui forme la fumée,
pour le feu sacré pour une tête.

Qui, si ce n'est moi, peut révéler
les secrets du dolmen
de pierre Brute ?

Amorgen Glungel (ou Amergin, au genou blanc) dont le nom signifie Naissance du Chant est le premier poète mythique irlandais, barde du roi Conchobar, époux de Findchoen Blanche Douce et, selon certain récit, père adoptif de Cuchulain. Selon les témoignages les plus anciens, le chant d'Amergin fut chanté pour la première fois en 1268 avant J.-C., lorsque les milésiens débarquèrent dans l'île d'Irlande. Naturellement, ce qu'il nous est donné de lire de nos jours n'est certainement pas l'exacte version de ce que le file (barde) interpréta alors. Il reste cependant toujours un témoignage de la manière dont l'enseignement druidique était communiqué à la fois exo et ésotériquement par l'intermédiaire des chanteurs poètes tels qu'Homère et les aèdes grecs. Nous donnons sommairement les significations symboliques que suggèrent les vers du poète sans préjuger des indications calendaires, astronomiques et rituelles qu'ils contiennent manifestement.


Voir également plusieurs autres versions : Song of Amergin.

Les incantations d'Amhergin*
Adaptation française de Fancy Cornwell
* se prononce AVERGIN (car mh en irlandais se prononce "v").

Je suis le vent du large qui souffle sur la mer
Je suis la vague immense déferlant sur la terre
Je suis la douce voix montant du fond des mers...

Je suis le Minotaure des sept grandes batailles
Je suis l'aigle perché sur le haut des murailles
Je suis la plus infime des perles de rosée
Et je suis la plus belle des roses de l'été

Je suis le plus puissant de tous les sangliers
Je suis le plus habile des saumons argentés
Je suis le plus profond des lacs de ce pays
Je peux donner la Mort, je peux donner la Vie

Je suis la connaissance dans le Monde des sages
Je suis l'Esprit Sacré, semblable à votre image.

Voir également : "Invocation" et "Wind On Sea" sur les albums d'Anúna.
Anúna Home.




Moriassos / Semias

vendredi 23 octobre 2009

Chant de la Samain


Voici la Samain, le temps salutaire
L'homme comme fougère humus redevient
Voici la Samain, la mort nécessaire
Pour que dessus terre renaisse le grain

Voici la Samain, la neuve lumière
La marche solaire, le sentier serein
Voici la Samain, la semence princière
Confiée à la terre, repose en le sein.

Voici la Samain, l'œuvre trinitaire
Le chant de la Mère du cœur souverain
Voici la Samain où s'élèvent de terre
Le chant du grand cerf et du vieux Merlin.

Voici la Samain des Pères de nos Pères
Le Graal de Lumière promis à nos frères
Voici la Samain, l'assemblée pleinière
Des cœurs qui espèrent dans le blanc festin.

Voici la Samain et la saison claire
Le miel que l'on sert, la bière et le vin
C'est le sang du un, le vivant mystère
C'est le sang solaire, le sang magicien.

Voici la Samain, la riche matière
Qui au rêve adhère, qu'en l'Esprit s'en vient
Voici la Samain, la route polaire,
La maison du Père, la maison du Un.

Bran Dû - Semences 1993 - En Brocéliande
Mis en musique par Myrdhin sur son album "A cordes et à cris" (Iguane, 1995).
La partition est éditée par Harpenciel, au sein du recueil : la Harpe de Merlin - 18 €.


  1. Keridwen - Myrdhin
  2. La Harpe de Merlin - Savoret/Myrdhin
  3. La Samain nouvelle - Brandu/Myrdhin
  4. Le voyage - Brandu/Myrdhin
  5. Eon, fils de l'étoile - Brandu/Myrdhin
  6. De ma vie - Angèle Vannier/Myrdhin
  7. Brocéliande, que veux-tu - Angèle Vannier/Myrdhin
  8. Distro Isold - Traditionnel/Arrgt. Myrdhin
  9. Marzin en e Gavell - Traditionnel/Myrdhin
  10. Riwanon - Angèle Vannier/Myrdhin
  11. Cantate pour la St Jean - Angèle Vannier/Myrdhin
  12. Testament de Merlin - Théophile Briant/Myrdhin
  13. Graal - Myrdhin
Ce CD est disponible auprès de :

HARPENCIEL
La Galerie
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Le mot Semence vient du phonème indo-européen : Sem
(année, unité, semence, coupure, signe, nom, semblance, sentier), qui a donné :

  • en sanskrit : sámã (année, saison), samah, (même, similaire, identique),
  • en latin : semel (une fois), similis (semblable), semen, sementia, seminis (semence), sementis (semis, semailles), seminalis (relatif aux semailles), semita (sentier),
  • en allemand : samen (semences),
  • en anglais : same (même, semblable, similaire, identique), summer (été),
  • en grec : sêma (couper), sêmeion (signe), sêmantikos (marquer d'un signe), de sêmainein (signifier),
  • en hébreu : sem (en Hébreu moderne : שם, "Shem" ou "Sêm" ; Arabe : سام, "Sām" ; signifiant « Nom, renommée, prospérité »),
Et peut-être (qui sait !) : Samain, Samonios, Semnios, Semias

Mais à ce sujet consultons plutôt une spécialiste de la question :
Véronique GUIBERT DE LA VAISSIERE
dans son ouvrage remarquable
paru aux Éditions ARMELINE :
Les Quatre Fêtes d'Ouverture de Saison de l'Irlande Ancienne



Page 86 :

ÉTYMOLOGIE

La racine du mot, sam, signifie « réunion », mais il faut faire appel aux autres formes concurrentes à Sanmain, telles que Sainfuin, Samrad, pour comprendre pleinement le sens que les Irlandais donnaient à ce mot. Sur le calendrier gaulois trouvé à Coligny dans l'Ain, en 1897, on rencontre plusieurs fois les formes sam, samon, samoni. Il est probable que la forme gauloise fut samon(i)os. Parce que CetSamain (Beltene-1er mai) est le commencement de l'été, Samonios placé à l'autre extrémité de la période des six mois qui divise l'année, à la fois résume l'été et ouvre l'hiver, saison par laquelle commence l'année. Samonios par définition désigne donc la « fin de l'été ». C'est vraisemblablement la raison pour laquelle on rencontre dans les textes la forme synonyme de Samfiun (sam, « été » fuin, « fin ») qui veut dire la « fin de l'été » , « affaiblissement, mort de l'été ».

Sainfuin a engendré les termes Samuin ou Samhuin que l'on trouve aussi fréquemment dans les textes insulaires. On rencontre encore une autre forme celle de Samrad qui pour le glossateur irlandais se référerait à la course (rad) accomplie par le soleil (sam, « été »). Toutefois selon Françoise Le Roux, la définition est douteuse. Notons enfin que le gothique, Samana veut dire « ensemble » et que sam signifie non seulement « été », mais aussi « repos, plaisir ».

En résumé, l'examen linguistique révèle une cohérence certaine entre toutes ces notions qui renvoient à une définition globale de Samain, donnée par Françoise Le Roux Samain est une agréable réunion qui récapitule ou résume l'été. C'est le rassemblement qui conclut l'esprit de l'été.

p113 :
… nom irlandais du 1er novembre : Samhain (=sowin) E. EVANS, Irish Heritage, p.77.

Notons au passage que l'allemand zusammen signifie "ensemble".
(Du préfixe zu-, indiquant une direction vers qqc, et du sanskrit samah, même, similaire, identique.)

  • Hama, « ensemble », « en même temps », « à la fois »…
  • Le grec hama correspond au latin simul, au slavon samu, au sanskrit samah. De racine indo-europénne, ces termes expriment les idées de rassemblement, d'identité, de totalité. Ils évoquent le mouvement inclusif de l'étreinte, celui de l'amour. La langue des oiseaux en rapprocherait l'impératif Ama, « aime », qu'Augustin pose comme condition devant présider à tout ce que l'on fait (Ama, et fac quo vis). Le sanskrit samâdhi traduit la même idée d'achèvement, d'union absolue ; le samnyasin est l'homme du renoncement total.
  • Athos: la montagne transfigurée - Jean Biès - 4 juin 1997 - Les Deux Océans
  • Samain « rencontre » est le strict équivalent du gaulois samonion « rendez-vous, réunion, assemblée ».
  • Sâmanam « assemblée, réunion, fête ». Auetos Mapos Acaunos.
  • Voir également : Le calendrier des druides.
Autres ouvrages à consulter :

Le vocabulaire indo-européen : Lexique étymologique thématique
de Xavier Delamarre
Librairie d'Amérique et d'Orient - Jean Maisonneuve. Paris (1 avril 2000)

Origines de la formation des noms en indo-européen
de Emile Benveniste
Adrien Maisonneuve. 5ème tirage (1 janvier 1935)

Voir également :

  • En Irlandais Moderne le nom est Samhain [sˠaunʲ], en Gaélique Écossais, Samhuinn [saũ.iɲ], en Gaélique Mannois Sauin et en Vieil Irlandais Samain [saṽɨn ʲ]. Samhain et an t-Samhain sont aussi les noms respectivement Irlandais et Gaélique Écossais de Novembre. En Irlandais Moderne, le mot de Samhain est dérivé du Vieil Irlandais samain, samuin ou samfuin, qui se réfèrent tous au premier Novembre (latha na samna : "jour de samhain"), et au festival et l'assemblée royale tenue à cette date dans l'Irlande médiévale (oenaig na samna : "assemblée de samhain"). Sa signification est interprétée comme "fin de l'été", et l'orthographe fréquentes avec un f suggère par une analyse en étymologie populaire comme sam ("été") et fuin ("coucher du soleil", "fin"). Le Vieil Irlandais sam ("été") provient du langage Proto-Indo-Européen (PIE) semo-; sont proches le Gallois haf, le Breton hañv, l'Anglais summer et le Vieux Norrois sumar, qui signifient tous "été", et le Sanscrit sáma ("saison").

    En 1907, M. Whitley Stokes a suggéré une étymologie du Proto-Celtique samani ('assemblée'), apparentée au Sanscrit sámana, et au Gothique samana. J. Vendryes conclut que ces mots contenant semo- ('été') sont rien à voir avec samain, remarquant qu'en outre 'la fin de l'été' celtique était en Juillet (???), et non pas Novembre, comme en témoigne le gallois gorffennaf ("Juillet"). Nous serions donc face à un mot insulaire celtique pour "assemblée", samani ou samoni, et d'un mot pour "l'été", saminos (dérivé de samo-: 'été') aux côtés de samrad, samo-roto-. La samain irlandaise n'aurait étymologiquement rien à voir avec "l'été", et dériverait de "assemblée".
  • Note personnelle : chez les celtes comme chez les chinois les solstices et les équinoxes marquent le milieu de chaque saison (chacune étant associée à l'un des éléments), les fêtes royales étant quant à elles au cœur d'une cinquième saison associée à l'Ether, écume née des quatre éléments, interface avec les plans spirituels !
  • Beltaine marque ainsi le début de l'été, Lugnasad le début de l'automne, Samain le début de l'hiver et Imbolc le début du printemps, les prémices du renouveau.
  • Le temps sombre va de Samain à Beltaine, et le temps clair de Beltaine à Samain.
  • La fin du temps des semences et du temps clair est célébrée par une grande assemblée…
  • Lorsque l'on vit au cœur de la nature tout cela coule de source !


Quelques sites au sujet du calendrier gaulois provenant de Coligny :

vendredi 10 juillet 2009

La douce vie des fées des eaux


Babel/Actes Sud 1999


Avec Vie et mœurs des lutins bretons, paru chez Babel/Actes Sud en 1998, Françoise Morvan nous proposait de partir à la découverte du domaine des follets, korrigans, poulpiquets, nozegans et autres créatures plus ou moins portées à la facétie, qui, non contents de hanter la Bretagne, avaient nourri les enquêtes de terrain les plus méticuleuses des collecteurs de traditions populaires.

C'était aussi le moyen de combattre par l'humour les dérives identitaires et de retrouver la force vive du folklore, bien éloigné des stéréotypes auxquels on a pu le réduire. Pour prolonger cette enquête, elle nous invite à découvrir les fées des eaux, sirènes, ondines, fées des houles et dames des fontaines qui ont, depuis des siècles, bercé les rêveries des villageois : à partir des traditions populaires qui nous donnent à connaître ces fées si différentes, elle nous amène aux lisières de ces récits étranges, plus beaux parfois que les poèmes auxquels ils ont donné lieu, où le romantisme européen, puisant dans le Moyen Age, a trouvé sa source.

« Je suis mon cheminement tout en digérant et en acceptant ce qui a été expérimenté. Je vis, je comprends et j'intègre. »