mercredi 11 novembre 2009

Anna, Hanna, Dana, Dôn…


  • Français : Anne ;
  • Latin : Anna (mère nourricière) et Anus (vieille femme) ;
  • Allemand : Ann ;
  • Vieux-haut-allemand : Ana (aïeule) ;
  • Prussien : Ana (vieille mère) ;
  • Anglais : Ann, Anna, Nancy ;
  • Espagnol : Ana ;
  • Italien : Anna ;
  • Arménien : Han ;
  • Grec : Annis ;
  • Messapien : Ana 'potnia' ;
  • Hittite : Hannas (grand-mère).

Suivant Xavier Delamarre* il existe une racine indo-européenne : Han / Ana qui signifie grand-mère, ou encore terre humide - Han(am).

* Le vocabulaire indo-européen - Librairie d'Amérique et d'Orient. Maisonneuve. Paris. 1984.

Selon Jean-Claude Even, Dôn, Dana, Diane proviendraient de Deva Ann : celle qui se mire la nuit dans l'eau des marais.

Mais c'est aussi Anna Pourna Devi (Anna la pourvoyeuse, appellation donnée ensuite à deux des sommet de l'Himalaya). Ana { Ou Anna, au, dana ou dòn }.

Annapurna ou Annapoorna est la déesse hindoue de la nourriture. Anna signifie les denrées alimentaires et les céréales. Purna signifie pleine, entière et parfaite. Déesse de l'abondance, elle est l'une des incarnations de Mahadevi, la grande déesse shakti, épouse de Shiva, connue aussi sous les noms de Parvati, de Durga, de Kâlî, etc.

Annapurna a beaucoup de noms. Le Sahasranam Annapurna présente ses mille noms et l'Annapurna Shatanama Stotram contient 108 de ses noms. Elle est diversement décrite comme :

  • Celle qui donne la nourriture
  • Celle qui pourvoit les aliments et les céréales de manière pleine, entière et parfaite
  • Celle qui est la force de Shiva
  • Celle qui est le fondement de la connaissance
  • Celle qui ôte toute crainte
  • Celle qui est le bien suprême
  • Celle qui manifeste la vérité et l'efficacité
  • Celle qui est au-delà de Maya
  • Celle qui est la cause de la création et de la dissolution

En hébreu : Hannah signifie « (pleine de) grâce, faveur » d’où proviennent :

  • Shus hanna : le « lys* » et la couleur « blanche » (Suzanne, Lysiane…)
  • Yo hanan : « Iavhé fait grâce » (Johanna, Johan, Jean…)
  • Hos hanna : « sauve-nous, sauve maintenant, je t’en prie, de grâce ».
* La Fleur des Fleurs, l’emblème de la pureté, de la souveraineté, de la sublime connaissance.


Le breton Anna dériverait du vieux celtique vindos / vinda qui signifie :
beau, blanc, bienheureux, saint, sacré, divin et qui outre anna a donné find en irlandais, gwyn en gallois et gwenn en breton.

C’est par exemple :

  • Bo Winda la vache blanche qui devient Bo Ann (Boand, Boinn, Boyne),
  • Bu Winda la vache céleste qui devient Bu Ana / Bu Anann,
  • Karito Winda qui devient Kerridwen au pays de Galles,

En breton plusieurs mots commençant par Ana sont en rapport avec :
la sagesse, la connaisssance, la vision, l’éveil :

  • Ana oudegezh : Connaissance,
  • Ana out : Connaître,
  • Ana t : évident.

Ce sens se retrouve dans le nom de la rivière Sin* Ann (Sinand) qui provient d’une jeune fille qui, ne voulant rien d’autre que la sagesse, alla de la Terre de Promesse à la Source de Connla qui est sous la mer pour chercher la connaissance. Mythe semblable à celui de Bo Ann et de la rivière Boyne.

* En breton sin signifie : signe et sinañ : signer.

Or l’Eau* originelle et la Sagesse sont l’Ame du Monde, le Miroir de la Pure Vérité qui permet à l’être de se connaître… et en breton les ana on sont les âmes des trépassés et les Gwen anenn sont les abeilles, ce qui pourrait se traduire approximativement par : âme pure…

*
A ce sujet je vous invite à lire l'article de Nicole Mari sur La symbolique de l'Eau.

Unda : « eau courante » => Onna / Anna / Oann / Boann

Le suffixe proto-Indo-Européen -onna- ou -anna- pourrait signifier le fait de couler (eau vive, courante), le a final indiquant la féminité (Ica-onna - Sequ-ouanna).

Dans les panthéons ouest-sémitiques, Anat est une déesse de premier plan. C'est la fille du dieu Dagan (Cf. Oannès ci dessous), et la sœur de Baal, le dieu de l'Orage et la divinité principale des peuples du Proche-Orient.

Les Perses la nomme « Anahita / Ainyahita », les arméniens « Anahit ».

C'est "La Céleste Source - Celle qui fait tomber la pluie… "

Cf. : La mystérieuse Pierre du parvis…

C'est :

  • Oskrhat, c'est à dire « sculptée dans l'or »,
  • la Haute, la Puissante, l'Immaculée, la Déesse de l'Aurore et de la Fécondité,
  • la dispensatrice de la Vie, la bienfaitrice du genre humain, la Guérisseuse.
  • la Déesse des Eaux douces, de la Vie et de la Fertilité, de tous les liquides purificateurs et fécondants :
  • les rivières, les lacs, mais aussi le sperme, les secrétions vaginales, le lait…
  • celle qui accroît l'énergie, qui accroît les troupeaux, la richesse, la santé, qui accroît la terre.
  • la Déesse de l'Amour et de la Beauté, du plaisir et de la cuisine !
  • la Vache Blanche, la Reine de la Floraison, l'Étoile du matin, la Déesse de l'Aube, de la Fertilité et de la Fécondité, nommée suivant les temps et les lieux : Bo Winda, Freyja, Oshun (au Niger), Hathor, Flora, Maïa, Ishtar, Ostara, Anahita…

Chez les sumériens cette déesse est appelée Inanna (Ishtar en akkadien).

Un site à visiter à ce sujet :



Cette figure féminine se trouve être la fille du dieu chaldéen Oannès mentionnée par Bérose au IIIe siècle av. J.-C. dans son œuvre Babylõniaká (« Histoire de Babylone »). On racontait que cet être, à corps et tête de poisson, seconde tête et pieds humains, à voix humaine, était sorti de la mer Erythrée (selon les anciens dans Le Périple de la mer Érythrée, ce terme désigne à la fois la mer Rouge, l'océan Indien et le golfe Persique), pour enseigner aux Babyloniens, qui vivaient sans lois à l'état animal, l'écriture, les sciences et les principaux arts (arpentage, agriculture, etc...). Il est également cité dans le mythe d'Abgal de la mythologie mésopotamienne, où on le nomme : Uan, Uanna, Uannadapa ou Adapa.


Oannès était

"un animal doué de raison... dont le corps revêtait l'apparence d'un poisson mais qui possédait une tête d'homme sous celle du poisson, avec des pieds, également par-dessous, semblables à ceux d'un homme, joints à la queue de poisson, et dont la voix et le langage aussi étaient articulés et humains" (Polyhistor et Apollodore).
Oannès, du grec. Musarus Oannès, l'Annedotus, était connu dans les légendes chaldéennes, transmises grâce à Bérose et à d'autres écrivains anciens, comme Dag ou Dagon, forme ancienne Dagan, l'"homme-poisson". On lui attribue l'invention de la charrue.

Voir également :

  • Jesus the Fish God ?
  • Oannès
  • Tête de Christ au serpent ou Oannès
  • Les listes des rois antédéluviens
  • Le fait ovni et la geste mythologique : l'exemple des croyances Dogon
  • Jean - Wikipedia
  • Le prénom Jean vient de la racine sanskrite « jan » : "faire naître". L'hébreu ancien utilisera cette racine en Jeho ou Yeo (le "j", le "i" ou le "y" n'étant pas differenciés en hébreu) dans le nom Yoḥanân , composition de YHWH ou « Jeho-vav », Dieu, et de « Ḥanan », miséricordieux : "Dieu fait grâce". Ce nom devient Ioannès en grec, Oannes en Phénicie et à Babylone. A Rome, il devient Janus, dieu des portes et des passages (Jana : la porte. Janvier : la porte de l'année.)

    Il a été porté par plusieurs personnages mineurs de l'Ancien Testament, mais est devenu populaire dans le monde chrétien en mémoire de saint Jean-Baptiste et de saint Jean l'évangéliste. C'est Jean le Baptiste qui a baptisé Jésus-Christ (jan : faire naître). Le nom « Jésus » (« Jeho-Shua ») lui-même contient la racine "Jeho".


Un groupe de trois petites poteries, figuration d'amphibiens ou de prêtres habillés en amphibiens (chacune fait 12,6 cm de haut) qui ont été découvertes dans une excavation près des fondations d'un temple de la citée babylonienne de Ninive dans le milieu du 19ème siècle. Elles sont actuellement dans le Département des Antiquités de l'Asie de l'Ouest du British Museum (objets 91,835-7).

Ces figures représentent trois des "Sept Sages", ou apkallu, connus par ailleurs comme Oannes ou Dagon - les héros culturels amphibiens qui fondèrent la civilisation Sumérienne ou Babylonienne. Il était très courant d'enterrer de petits groupes de figurines d'Oannes ou apkallu en tant que dédicaces sacrées près des fondations d'importantes constructions religieuses. © British Museum


Dans la mythologie mésopotamienne, les Sept Sages * (en akkadien apkallu, sumérien ABGAL) sont des figures mythiques issues de la mer (l'Apsû) qui, avant le Déluge, révélèrent aux hommes la science, les arts et les techniques.

* Sept Sages, que l'on pouvait appeler également "les Carpes brillantes, les Carpes de la mer, l'Heptade, les sept apkallu qui sont nés dans la Rivière, et qui sont les gardiens des plans du Ciel et de la Terre" (Cf. Les sept saumons de la Source de Connla en Irlande).

Lire dans le même esprit : Le Saumon de la Sagesse.

La lettre D de Dana et de Dôn (mais aussi de Dag) signifie comme en grec (Δ), en hébreu (Daleth) et en sanscrit la Porte (Dwr) d’où dérive Duir le vieux nom oghamique du chêne, mais aussi le vieux gaëlique Dorus, l’anglais Door, le breton Dor* , le grec Thura et l’allemand Tür. Dana est donc « la Porte du Ciel », Notre Dame du Chêne, arbre dans lequel elle apparaît souvent comme à Rambouillet par exemple…

* Dor évoque également le culte Dorien des forces créatrices ainsi que la compréhension du monde nouménal (créateur)…

Mais Anne (via le latin) est aussi la racine de Anneau, Année, soit la notion de cercle et de périodes cycliques voir de l’éternité. Des annales sont des chroniques, le récit des événements année par année.

Anne évoque également l’Anna Perenna des latins, la déesse-mère galloise Dôn, mère d'Arianrhod dont le nom signifie « Roue d’Argent », la lune argentée qui nous enseigne les rythmes de la nature.

Voir également :
Une publication au sujet de Sainte Anne…

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lundi 9 novembre 2009

Quelques images reçues !


Merci pour ces belles images reçues pendant ce temps "hors du Temps" !

Mont Baker dans l'état de Washington, US, à 2 heures de
Vancouver; un ancien volcan; lieu idéal pour la marche en montagne…
Photo envoyée par : Christian Bernard

Un sourire dans le ciel
Envoyé par Brigitte DUTHEIL

Une création faite pour la Samain 2008
Envoyée par Jocelyne Mathoux

Calendrier crée à l'intention des chats noirs
par Jocelyne Mathoux


Fille de Njord, dieu de la mer et de Skadi, déesse du ski, Freya est la sœur jumelle de Freyj (plusieurs légendes rapportent qu'elle était également son épouse) et fait partie des dieux Vanes (une des deux branches de dieux nordiques).

Associée aux chats, elle porte des gants faits de peaux de félins. Freya est également invoquée comme protectrice des chats si quelqu'un leur fait du mal.
Aux pays nordiques, la déesse Freya

Freya qui est également liée au Tilleul

lundi 2 novembre 2009

Le Saumon de la Sagesse


Il est question dans bon nombre de textes irlandais d'une fontaine de sagesse : sur ses bords pousse un coudrier, ou un sorbier, couvert de noisettes écarlates (Cf. Les Noisettes cramoisies de la Sagesse). Dans son eau vivent des saumons de sagesse, qui se nourrissent des noisettes tombées dans l'eau. Quiconque mange la chair de ces poissons devient voyant et omniscient. Cet animal est le porteur de la connaissance et de la sagesse. Le fait de le manger procure le rang d'initié à son consommateur. C'est ce qui arriva au héros Finn Mac Cumaill quand il était jeune garçon : élève d'un poète ou file, il était occupé un jour à faire rôtir un saumon pour le compte de son maître. Mais il se brûla en tournant la broche et il porta le doigt à sa bouche. Il fut aussitôt rempli de la science universelle et eut une dent prophétique : il lui suffisait de placer son pouce sous sa dent de sagesse et de le mâcher pour être doué de prophétie. Le saumon est encore la nourriture d'Eithne (2) (allégorie de l'Irlande), après sa conversion au christianisme. Animal druidique par excellence avec le sanglier et le roitelet, le saumon est un des symboles de la sagesse et de la nourriture spirituelle. On le retrouve comme animal primordial dans le conte arthurien de Kulhwch et Olwen, dans le récit apocryphe des Anciens du Monde au Pays de Galles, dans les aventures de Tuan Mac Cairill en Irlande. La forme de saumon est le dernier degré de la métempsycose : après avoir vécu cent ans sous cette forme, Tuan est pêché, apporté à la reine d'Irlande qui le mange et devient enceinte. Le dieu de la mort Curoi Mac Daere cache le secret de son âme dans l'estomac d'un saumon *.

Sources:
J. Chevalier, A. Gheerbrant, Dictionnaire des symboles, Laffont / Jupiter, Paris, 1982


* CUROI MAC DAERE, dieu de la Mort et roi du Monde donna à son épouse BLATHNAIT le secret de son âme (c'est à dire le principe de son fonctionnement) et lui confia que celle ci se trouvait au cœur d’une pomme que l’on ne pouvait couper qu’avec le glaive royal. Le fruit était caché dans l’estomac d’un saumon qui n’apparaissait que tous les sept ans.



Le tarot celte des arbres
de Liz & Colin Murray

Courrier du Livre
Coll, le Noisetier

Intuition et Poésie, Méditation et Sagesse, Connaissance et Créativité


C pour COLL

Le neuvième mois est le noisetier à la saison de la cueillette des noisettes. La noisette, dans la légende celtique, est toujours un emblème de sagesse concentrée: quelque chose de doux, de compact et de nourrissant enfermé dans une petite coquille dure, d'où l'expression: « Il y a quelque chose dans cette noisette-là ! » Le Dinnshenchas de Rennes, important et primitif traité de topographie irlandaise, décrit une merveilleuse fontaine appelée Puits de Connla, près de Tipperary, au-dessus de laquelle s'inclinaient les neuf noisetiers de l'art poétique qui produisent fleurs et fruits (c'est-à-dire beauté et sagesse) à la fois. Comme les noisettes tombaient dans le puits, elles nourrissaient un saumon qui y nageait et autant il avalait de noisettes autant de points brillants lui apparaissaient sur le corps. Toute la connaissance des arts et des sciences était attachée au fait de manger ces noisettes: on l'a déjà été noté dans l'histoire de Fionn dont Gwion adoptera le nom. En Angleterre, on utilisa jusqu'au XVIIe siècle une baguette fourchue de noisetier pour repérer non seulement les trésors enterrés ou l'eau cachée, comme à présent, mais aussi les coupables en cas de crime ou de vol. Et dans le Livre de saint Alban (édition de 1496), on indique une recette pour se rendre aussi invisible que si l'on avait mangé de la graine de fougère, simplement en portant une baguette de noisetier, longue d'une toise et demie, dans laquelle serait inséré un rameau vert de noisetier.
La lettre Coll avait le même emploi que le nombre bardique neuf, car neuf est le nombre sacré des Muses et le noisetier donne ses fruits au bout de neuf ans. Le noisetier était le Bile Ratha, « l'arbre vénéré du rath », rath* dans lequel vivait le poétique Aes Sidhe. Elle donna également son nom à un dieu nommé Mac Coll ou Mac Cool (« Fils du Noisetier ») qui, selon l'Histoire d'Irlande de Keating, était l'un des trois plus anciens législateurs de l'Irlande, ses deux frères étant Mac Ceacht (« Fils de la Charrue ») et Mac Greine (« Fils du Soleil »). Ils célébraient un triple mariage avec la triple déesse de l'Irlande, Eire, Fodhla et Banbha. Cette légende paraît, à première vue, rappeler le renversement du système matriarcal par les envahisseurs patriarcaux; mais, puisque Graine, le Soleil, était une déesse, non un dieu, et puisque l'agriculture et la sagesse étaient toutes deux présidées par la Triple Déesse, les envahisseurs étaient donc, sans doute, adorateurs de déesses eux-mêmes; ils auraient tout simplement transféré leur allégeance filiale à la triple déesse locale. Dans la légende fénianne du Vieux Noisetier s'Égouttant, le noisetier apparaît comme l'arbre de la science pouvant être employé à des usages destructifs. Il laisse s'égoutter un lait empoisonné, n'a pas de feuilles et est la demeure des vautours et des corbeaux, oiseaux de divination. Il se brise en deux lorsque la tête du dieu Balor est placée au creux d'une de ses fourches après la mort de ce dieu et, quand Fionn emploie son bois en guise de bouclier dans la bataille, ses vapeurs nocives tuent des milliers d'ennemis. Le bouclier en noisetier de Fionn est le symbole du poème satirique chargé d'une imprécation. C'est en sa qualité d'arbre-héraut druidique que « le noisetier fut l'arbitre » dans le Câd Goddeu (2) (3) (4) de Gwion. Les anciens hérauts irlandais portaient des rameaux de noisetier blanc. Le noisetier est l'arbre de la sagesse et le mois s'étend du 5 août au 1er septembre.

* Rath : fort rond palissadé dont le plus célèbre est New Grange sur la Boyne.

Extrait de "La Déesse Blanche"
de Robert GRAVES aux Éditions du Rocher

Source merveilleuse d'où émanent les sept ruisseaux sacrés de l'Irlande.
C'est dans l'un d'eux, Shannon, que les noisetiers (arbre de l'enseignement druidique) laissent tomber leurs fruits que viennent manger les saumons de la science.
Voir noisetiers, saumons, source.
Extrait du "Dictionnaire de Mythologie et de Symbolique Celte"
de Robert-Jacques THIBAUD aux Éditions DERVY

FERCHERTNE DIT

19. Une question, ô jeune disciple, d'où es-tu venu ?".

NÉDE REPONDIT

20. "Ce n'est pas difficile (à dire): du talon d'un sage,
21. d'un confluent de sagesse,
22. des perfections de bonté,
23. du brillant du lever du soleil,
24. des coudriers de l'art poétique,
25. des circuits de splendeur,
26. par où ils mesurent la vérité selon l'excellence,
27. là où la droiture est énoncée,
28. là où vérité et mensonge sont distingués,
29. où l'on voit des couleurs,
30. là où les poèmes sont rénovés.

Extrait de :
Le Dialogue des Deux sages (Traduit de l'anglais par Erik Stohellou)

Dans la mythologie irlandaise, Le Puits de Connla (également appelé le Puits de Coelrind, le Puits de Nechtan, et le Puits de Segais) fait partie d'un certain nombre de puits de l’Autre Monde qui sont diversement décrits comme «Le Puits de la Sagesse», «Le Puits de la Connaissance» et la source de certaines des rivières de l'Irlande.

Tout comme le Puits de Nechtan (et certaines sources confondent les deux) le puits est la demeure du saumon de la sagesse. Il est entouré de noisetiers, qui signifient aussi la connaissance et la sagesse.

Selon la légende de Cormac mac Art, le puits est dans la demeure du roi des fées Manannán mac Lir. Dans une légende, le puits a été la demeure du Saumon de la Sagesse jusqu'à ce qu'il soit pris par le poète Finn Eces. Neuf noisetiers sacré de la sagesse entourent le puits, qui fleurissent et fructifient dans la même heure. Manger des noisettes qui sont tombées dans le puits, boire l'eau du puits lorsque les noisettes y tombent, ou manger du saumon qui a mangé les noisettes accorde la connaissance et l'inspiration poétique. Le puits a donc été recherché par de nombreux poètes et philosophes.

Seul le dieu Nechtan et ses échansons pouvaient s’approcher du puits. La déesse Boann s'approcha du puits de Nechtan et en fit trois fois le tour à l’envers du mouvement du soleil, causant ainsi une montée des eaux qui se précipitèrent vers la mer, devenant ainsi la rivière Boyne. Sept rivières de la connaissance sont décrites comme provenant du puits de Connla, dont la Boyne, la Shannon, la Nore, la Barrow et la Slaney (O'Curry 144).

Le Puits de Connla est un motif récurrent dans la poésie irlandaise, apparaissant, par exemple, dans le poème de George William Russell : "Les Noisettes de la Connaissance" ou "Le Puits de Connla" :

And when the sun sets dimmed in eve, and purple fills the air,
I think the sacred hazel-tree is dropping berries there,
From starry fruitage, waved aloft where Connla's Well o'erflows;
For sure, the immortal waters run through every wind that blows.

Yeats décrit le puits, qu'il a rencontrés dans une transe, comme étant plein des "eaux de l'émotion et de passion, dans lequel toutes les âmes purifiées sont enchevêtrées" (Greer 197).

Traduit de l'anglais à partir de l'article Wikipedia : Connla's Well.


Le noisetier, l'arbre de la sagesse et de l'apprentissage, ajoute sa force au feu vif.

Dans les légendes celtiques, les noisettes portent diverses appellations : cuill crimaind "noisettes de connaissance", bolg fis "bulles de sagesse", bolg imbais "bulles d'inspiration poétique", bolg gréine "bulles de soleil", imbus gréine "soleil d'inspiration". Ces termes font référence aux noisettes, mais aussi aux bulles causées par leur chute dans la fontaine de sagesse.

Dans le vieux texte irlandais du VIIème siècle intitulé Le chaudron de poésie (2), on trouve l'affirmation claire de ce que les filidh trouvaient l'inspiration en mâchant les noisettes de sagesse. Le texte explique que l'inspiration poétique et le don de poésie proviennent de trois chaudrons qui se trouvent à l'intérieur même du corps du fili. La poésie est sensée naître de l'expérience du chagrin et de la joie, et l'une des parties de la joie éprouvée par le fili - laquelle mène à l'imbas, le don de la sagesse prophétique - est la joie d'endosser la frénésie poétique en pilant et éparpillant les belles noisettes des neuf noisetiers de la fontaine de Segais dans le royaume du sidhe.
Extrait de : Les Noisettes cramoisies de la Sagesse

"La Connaissance n'est pas transmissible.
Elle ne peut être que le fruit d'une expérience vécue."

Frédéric Lionel



Le Graal repose sur trois Tables :
La Table d’Or de Jésus,
La Table Carrée de Joseph d’Arimathie,
La Table Ronde de Merlin l’Enchanteur.
Elles sont d’égales surface et le nombre est 21.
Une quatrième Table les recouvre,
Dont le nombre est 6, celle de Salomon…
Le Graal est 17 et il est Un !

“dit des compagnons”

Voir également sur :
"The Preserving Shrine"
:
LE SOMA
de Erynn Rowan Laurie & Timothy White
(traduction Gobannogenos)



91- Les légendes celtiques sont pleines de héros s'abreuvant à des fontaines de sagesse ou aux cours d'eau provenant de ces fontaines; et ces fontaines de sagesse semblent être souvent être constatées comme la source la plus haute de l'art du fili. Un des grades les plus élevés du fili, est même appelé ansuith, ou "grand courant", en référence directe à ce flot de sagesse. …

92- Version abrégée des aventures de Cormac au Pays de Promesse, aussi appelé Le gobelet de Cormac :

93- Un jour à l'aube, Cormac rencontre un guerrier aux cheveux gris tenant une branche d'argent garnie de trois pommes dorées. Cormac est fasciné par cette branche qui émet une musique si merveilleuse lorsqu'on l'agite qu'elle apporte le sommeil aux hommes douloureusement blessés, aux femmes en couche, aux gens dans la maladie. Le mystérieux guerrier qui est Manannan déguisé explique qu'il vient d'une terre où il n'existe rien en dehors de la vérité, et il n'y a ni âge, ni déclin ni ténèbres ni tristesse ni envie ni jalousie ni haine ni morgue. Les deux hommes concluent une alliance, et Cormac demande à ce que la branche scelle l'accord. Le guerrier acquiesce, mais demande en retour que trois faveurs non précisées lui soient accordées, à satisfaire plus tard. Lors de chacune des années suivantes, Mananann revient et réclame l'une de ces trois faveurs d'abord la fille de Cormac, puis son fils, et enfin sa femme. Homme de parole, Cormac satisfait les faveurs, mais après la troisième requêtes, il suit le mystérieux guerrier à travers un grand brouillard le ceo-druidechta ( "brouillard des druides") qui surgit autour de lui sur la plaine, et se retrouve dans une étrange forteresse de la Terre de Promesses.

94- On montre à Cormac une maison en argent, à moitié recouverte d'ailes d'oiseaux blancs. Puis il voit un homme embrasant un feu dévorant. Enfin, il pénètre dans une autre forteresse ou se trouve un palais de bronze rayonnant et un clayonnage d'argent et qui est aussi recouvert par les ailes d'oiseaux blancs. Il voit des gens s'abreuver à cinq cours d'eau, provenant d'une fontaine merveilleuse d'où s'échappent cinq courants. Neuf noisetiers poussent au-dessus de la fontaine, laissant choir leurs noisettes dans l'eau, et cinq saumons ouvrent les noisettes et envoient les coquilles descendre le courant.

95- On montre à Cormac le cochon magique de Mananann, qui est cuit dans un chaudron lorsque l'on dit quatre vérités. Après que son hôte ait dit trois vérités, cuisant les trois quarts du cochon, Cormac révèle la sienne qui est qu'il est affligé par la perte de sa fille, de son fils et de sa femme. Au moment où son hôte lui donne une part de porc à manger, Cormac refuse, en disant qu'il ne mangeait jamais sans être en compagnie de cinquante personnes. Mananann plonge Cormac dans le sommeil, et lorsqu'il se réveille il est en compagnie de cinquante guerriers et de sa femme, de son fils et de sa fille. Durant le banquet, Cormac est intrigué par une magnifique coupe d'or ciselé. Mananann explique que chaque fois que trois mensonges sont proférés sous cette coupe, elle se brise en trois, et que le seul moyen pour restaurer la coupe est de dire trois vérités sous elle. Pour démontrer comment la coupe agit, Mananann dit trois mensonges, brisant la coupe, puis trois vérités pour la rassembler. Puis Mananann offre la coupe en cadeau à Cormac, en lui promettant qu'il le laisserait rentrer chez lui avec les siens, et lui interprète les visions étranges que Cormac avait eues.

96- Mananann fonctionne comme un enseignant et un guide aidant à interpréter la signification de visions pour Cormac et pour tout étudiant à qui l'histoire est racontée. Selon Mananann, la fontaine est la fontaine de connaissance, et les cinq courants sont les cinq sens par lesquels la connaissance est obtenue : Nul ne pourra accéder à la connaissance, sans s'être désaltéré dans cette fontaine et dans ses courants. Les gens maîtrisant plusieurs arts sont ceux qui boivent à tous.

  • 5 sens : le goût, l'odorat, l'ouïe, la vue, le toucher.
  • 5 saveurs : le doux, le piquant, le salé, l'acide, l'amer.
  • 5 doigts : le pouce, l'index, le majeur, l'annulaire, l'auriculaire.
  • 5 voyelles : A, O, U, E, I.
  • 5 arbres : l'épicéa, l'ajonc, la bruyère, le peuplier, l'if.
  • 5 éléments : l'Éther, la Terre, l'Eau, l'Air, le Feu.
  • 5 directions : le Centre, l'Ouest, le Nord, l'Est, le Sud.
  • 5 couleurs : le jaune, le blanc, le noir, le vert, le rouge.
  • 5 épreuves : la sécheresse, l'inondation, le gel, la tempête, l'incendie.
  • 5 émotions : l'inquiétude, la tristesse, la peur, la colère, l'amertume.
  • 5 expressions : le chant, les pleurs, les gémissements, les cris, les rires.
  • 5 qualités : l'autorité, la mesure, la prudence, le courage, l'intelligence.


En lieu et place où la Boyne sera crée, se trouvait une fontaine abritée par neuf noisetiers magiques. Ils portaient des noisettes cramoisies et quiconque les mangeait possédait la Connaissance de tout ce qui existait dans le monde.Une Seule race de créatures avait le privilège de manger les noisettes, c’était les divins saumons qui vivaient dans la fontaine. Ils les mangeaient quand elles tombaient dans l’eau. Ils étaient devenus les «saumons de la connaissance». Tous les autres, même les plus grands dieux, avaient interdiction formelle d’approcher des lieux.
Seule Boann, dont la curiosité était légendaire, désobéit à cette loi absolue. Quand elle s’approcha de la fontaine sacrée, les eaux se levèrent au-dessus d’elle, l’inondèrent puis l’éloignèrent. Elle parvint à s’échapper. Mais les eaux, elles, ne revinrent jamais. La Boyne était née !
Extrait de : DAGDA ET BOANN

Sinann, la Déesse qui a donné son nom à la rivière irlandaise Shannon, qui signifie également « Ancienne ». Son histoire dit comment elle s’est approchée du puits sacré, tenu secret, retenu et statique, bordé de neuf noisetiers possédant les noisettes rouge sang de la sagesse. Il était connu de « quelques-uns » seulement, la prêtrise initiée. Elle alla au puits, emplie de curiosité et dansa avec l’eau. L’eau s’éleva et déborda joyeusement pour devenir une rivière et libérer le saumon de sagesse à la mer.

Dagda and the Women of Uinnius, 1979
Jim Fitzpatrick


La Fée du Noisetier par Cicely Mary Barker

LE CHANT D'AMORGEN

La Divinité parle par sa bouche et dit :

Je suis un vent de la mer,
Je suis une vague de la mer,
Je suis une voix de la mer,
Je suis un bœuf de sept combats
ou Je suis un cerf aux sept dents de fer !
Je suis un griffon sur une falaise,
ou Je suis un faucon sur une falaise,
Je suis une larme du Soleil
Je suis une fée parmi les fleurs
Je suis un sanglier,
Je suis un saumon dans un étang,
Je suis un lac dans une plaine,
Je suis une colline de poésie,
Je suis une flèche décochée … pour la bataille,

Je suis un dieu qui met le feu à la tête
ou Je suis un dieu qui forme la fumée,
pour le feu sacré pour une tête.

Qui, si ce n'est moi, peut révéler
les secrets du dolmen
de pierre Brute ?

Amorgen Glungel (ou Amergin, au genou blanc) dont le nom signifie Naissance du Chant est le premier poète mythique irlandais, barde du roi Conchobar, époux de Findchoen Blanche Douce et, selon certain récit, père adoptif de Cuchulain. Selon les témoignages les plus anciens, le chant d'Amergin fut chanté pour la première fois en 1268 avant J.-C., lorsque les milésiens débarquèrent dans l'île d'Irlande. Naturellement, ce qu'il nous est donné de lire de nos jours n'est certainement pas l'exacte version de ce que le file (barde) interpréta alors. Il reste cependant toujours un témoignage de la manière dont l'enseignement druidique était communiqué à la fois exo et ésotériquement par l'intermédiaire des chanteurs poètes tels qu'Homère et les aèdes grecs. Nous donnons sommairement les significations symboliques que suggèrent les vers du poète sans préjuger des indications calendaires, astronomiques et rituelles qu'ils contiennent manifestement.


Voir également plusieurs autres versions : Song of Amergin.

Les incantations d'Amhergin*
Adaptation française de Fancy Cornwell
* se prononce AVERGIN (car mh en irlandais se prononce "v").

Je suis le vent du large qui souffle sur la mer
Je suis la vague immense déferlant sur la terre
Je suis la douce voix montant du fond des mers...

Je suis le Minotaure des sept grandes batailles
Je suis l'aigle perché sur le haut des murailles
Je suis la plus infime des perles de rosée
Et je suis la plus belle des roses de l'été

Je suis le plus puissant de tous les sangliers
Je suis le plus habile des saumons argentés
Je suis le plus profond des lacs de ce pays
Je peux donner la Mort, je peux donner la Vie

Je suis la connaissance dans le Monde des sages
Je suis l'Esprit Sacré, semblable à votre image.

Voir également : "Invocation" et "Wind On Sea" sur les albums d'Anúna.
Anúna Home.







Moriassos
Les Seigneurs des Éléments

vendredi 30 octobre 2009

Un concert de Jazz pour les mal-logés…


A l'occasion de la journée nationale : "une clé pour les mal logés"

Habitat et Humanisme loire-atlantique organise

le vendredi 27 novembre 2009 à 20 h 30

un Concert de Jazz

à l'Auditorium du Conservatoire de Nantes


Nicole BACUVIER
Directrice
Association Habitat et Humanisme Loire-Atlantique
20, rue J-B Delambre 44100 NANTES
Tél. 02.40.43.23.24

jeudi 29 octobre 2009

La Fête du Vivant - Rencontre d'automne


Danse, danse, danse, petite étoile… fête le vivant !


PLOUNEOUR-MENEZ

7 & 8 NOVEMBRE 2009

RENCONTRE D'AUTOMNE


Le samedi de 14 h à 20 h

et le dimanche de 11 h à 18 h

à la salle polyvalente

Entrée libre

Pour une alimentation vivante : conférence

Danser sa vie : biodanza, danses de la paix

Stands – Restauration – Ateliers

Fêter La Vie, L’Imaginaire

Le Vrai

L’Authentique

Le Naturel

Le Talent


Programme détaillé
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