mercredi 12 mai 2010

Agressivité et souffrance…


Il n'est pas possible de plaire à tout le monde !

Faut-il chercher à plaire d'ailleurs ou oser être soi-même quitte à déplaire voir choquer.

Il n'est pas rare dans ce cas d'être confronté à de l'agressivité, tant la différence et la singularité font peur.

Pendant les périodes sombres il vaut d'ailleurs mieux faire profil bas…

L'agressivité, en tant qu'affirmation de soi est saine, mais bien des réactions agressives s'enracinent dans une souffrance bien réelle ou tout simplement dans la peur…

Je viens de taper sur Google : « agressivité, souffrance ».

J'ai trouvé sur la toile des réflexions très enrichissantes à ce sujet !

Dont ce dialogue qui m'a touché.

Nous sommes dans le temps des Rogations, et il est normal à cette période d'être confronté aux dragons qui dorment dans les marais émotionnels individuels et collectifs.


Les Rogations ont pris la suite de rites plus anciens qui étaient destinés à exorciser les peurs liées à la lune rousse.

St Marcel et son dragon

De nombreux disciples de St Germain d'Auxerre furent des saurochtones, qui après avoir placé leur étole sur le coup du dragon le conduisaient jusqu'à la rivière où à la mer, tel Saint Marcel à Paris ou Saint Germain le Scot à Diélette.

St Germain le Scot
terrasse le dragon du trou Baligan


Nous sommes tous invités dans ce temps très particulier qui précède l'Ascension, à aller à la rencontre de nos propres dragons, de nos souffrances, de nos émotions, de tout ce que nous n'avons pas digéré/accepté, afin de, par l'élaboration, l'expression et le vécu, nous en libérer, contribuant ainsi à assainir/drainer notre marais émotionnel et à diminuer les tensions sources de stress et de surcharge hépatique (Cf. deuil).

Saint Marcel, évêque de Paris
représenté sur pilier trumeau du Portail Sainte-Anne de ND de Paris.

La figure adossée au pilier trumeau du Portail Ste Anne de ND de Paris est celle de saint Marcel, évêque de Paris, mort le 1er novembre 436 ; elle date du XIIIe siècle, mais la tête est restaurée. Le pied droit du saint évêque foule la tête d'un monstre à deux pattes griffues et à queue de serpent ; cette bête monstrueuse sort du linceul qui enveloppe le corps d'une femme couchée dans son tombeau. La Légende dorée raconte cette histoire. Une femme de race noble, mais perdue de vices, mourut et fut portée en grande pompe à son cercueil ; un horrible serpent prit gîte dans le tombeau de cette malheureuse et dévora son cadavre.

Saint Marcel, averti par la frayeur publique, se présenta en priant devant le monstre, qui sembla demander grâce en baissant la tête et en agitant la queue ; il suivit ensuite le saint évêque pendant près de trois milles, à la vue de tout le peuple. Alors saint Marcel lui commanda d'aller habiter le désert ou de se replonger dans les eaux ; et depuis l'on n'en a plus vu aucune trace. Cette légende parisienne permet d'imaginer qu'au Ve siècle de notre ère la région de la Bièvre, à laquelle demeure attaché le nom de saint Marcel, était encore occupée par de profonds marais ou pouvait subsister à l'état isolé quelqu'un de ces énormes sauriens qui habitèrent longtemps le bassin de Paris.

Paris-pittoresque.com

La voussure qui décore la Porte Rouge de ND de Paris reproduit les épisodes de la vie de Saint Marcel.

Aucun commentaire: