dimanche 29 novembre 2009

LE CHEMIN CREUX


A Loeiz Herrieu (Ar Barz-Labourer)

Au seuil de ce chemin cette voix qui s'élève
C'est la voix du chemin désert, du chemin creux
Où tu venais jadis, enfant chéri du Rêve,
Savourer ta tristesse et tes regrets des cieux.

Je suis le vieux chemin qui va, vient, descend, monte,
Et, flânant, paresseux, n'arrive nulle part,
Qui, n'ayant aucun but n'éprouve nul mécompte
En se trouvant enfin presque au point de départ.

Je suis le chemin creux que nul cordeau n'aligne
Et nul, si ce n'est Dieu, ne connaît mon destin;
Large, je m'abandonne, étroit, je me résigne,
Ici vêtu de bure et là-bas de satin.

Tantôt je suis bordé de hauts talus de terre
Plantés de chênes nains et de saules trapus;
Sous une voûte obscure alors je me resserre
Et l'eau vive jaillit en source des talus.

Vêtu de noir, le merle d'eau siffle en un chêne
Au-dessus du ruisseau qui fuit en sanglotant :
C'est l'étrange concert où l'un chante sa peine,
Et l'autre son bonheur de vivre insouciant.

Et tantôt je gravis les hauteurs qui dominent
Un horizon de mer, de landiers et de champs
Où mes talus poudreux s'effondrent en ruines
Sous l'ardeur d'un soleil aux rayons desséchants.

Mais alors je me baigne en la brise marine
Qui donne sa saveur à mon maigre gazon
Et m'enivre au parfum d'une herbe qui s'obstine
A répandre en tous temps sa fine exhalaison.

N'aimais-tu pas venir dans ces mois où nous sommes,
Enfant qui dédaignais les amis et les jeux,
Rêver dans ce chemin presque ignoré des hommes
Pour son parfum et son aspect religieux?

Aux amis de la paix et de la solitude
Je réserve toujours mon ombre et ma chaleur;
Dans ma paix éternelle et ma sollicitude
J'ai des philtres d'oubli pour charmer la douleur.

De paisibles troupeaux, mes hôtes ordinaires,
Vivent ici des jours sans crainte et sans soucis,
Ignorant les effrois de tant d'hommes qui n'errent
Que pour rentrer le soir plus sombres au logis.

Comme je me souviens de l'époque lointaine…
— Hélas! déjà!... Le temps comme un songe s'enfuit —
Où tu venais ici rêver, jeune âme en peine,
Enfant que le Silence a de tout temps séduit.

Ignorant des penseurs et des philosophies,
A la Cause montant par les créations,
Tu découvrais le Dieu qu'encor tu glorifies,
Malgré les trahisons et les négations.

Curieux, bâtissant tes ingénus systèmes,
Ton esprit inventif se donnait libre cours
Le Rêve et l'Action, usant leurs stratagèmes,
Déjà te disputaient... comme ils l'ont fait toujours.

Car je vois, aujourd'hui que tu reviens encore,
Par les traits amaigris, par les yeux douloureux,
Que ton âme en exil, de désir se dévore,
Que le sort t'a meurtri de ses doigts vigoureux.

Mais puisque te voici, qu'aux lieux de ta jeunesse
Tu reviens affranchi du joug, enfin brisé,
De toi-même nourri, que ta force renaisse,
Que tes bras retrempés tendent l'arc irisé,

Et que ton âme y soit la flèche qui s'élance
Ainsi qu'un astre errant dans le ciel étoilé,
A travers les soleils qui brûlent en silence,
Jusqu'au trône de Dieu dont l'homme est exilé.

/|\ Yves Berthou, (Kaledvoulc’h)
Le Pays qui parle, 1903

stephane perera / alizari (c)

D'autres photographies de Stéphane PERERA
issues de l'ouvrage : Le Perche, Trésors de Nature
sont à découvrir sur le site de :
la Fédération des Parcs Naturels Régionaux de France

ainsi que sur sa boutique en ligne : Alizari Images

Reportages photographiques - Banque d'images
Prise de vues studio & extérieur (portraits, oeuvres d'arts, objets)
Photogravure, maquette et conception graphique
(beaux livres, magazines, albums CD et DVD, évenements culturels)
Retouche photo et ajustements chromiques

Rêves de Taureaux !


Récemment je me trouvais en rêve dans une petite arène couverte qui servait pour des courses landaises ou camarguaises.

L'arène était vide, j'étais dans un angle des gradins et je faisais face à un vachette équipée de longues cornes, qui ayant sauté au-delà des balustrades cherchait à m'encorner.


J'ai réussi à me glisser hors de cette enceinte par une fenêtre étroite.

Je suis revenu un peu plus tard, la vachette qui elle aussi avait réussi à sortir de l'arène dormait sur le sol.

Ce rêve m'en a rappelé deux autres.

Le premier date de mon enfance, je devais avoir 6 ans.

C'était un dimanche midi, nous étions à table, quand un taureau de combat a pulvérisé la fenêtre, en sautant dans la salle à manger, et m'a poursuivi sous la table où je m'étais caché. L'une de ses cornes m'a blessé à l'épaule droite, et je me suis réveillé avec une douleur vive.

Cette épaule droite m'a donné du souci beaucoup plus tard !

Le second date de 1994 ou 1995, période difficile où j'étais en pleine "descente aux enfers".

Une corrida devait avoir lieu le lendemain. J'accédais à l'emplacement où était l'un des taureaux promis à une belle mort, et je prenais sa place, tout en me disant que j'allais me donner à fond. Puis j'accédais à une crypte où gisait sur un autel les dépouilles encore fumantes d'un bélier, d'un taureau, d'un cerf et peut-être d'un bouc.

Boire les eaux d'une source oubliée


Catherine Braslavsky & Joseph Rowe

Une musique avec des racines
puisant dans le chant grégorien, les musiques sacrées des traditions juives, musulmanes, hindoues, africaines et le patrimoine légué par l'antiquité.

Une musique avec des ailes
explorant de nouvelles approches comme l'improvisation, la composition, les rythmes traditionels et actuels, les vocalisations chamaniques, le chant des harmoniques, et les ambiances électro-acoustiques.

Deux spectacles parisiens cet hiver :

  • Solstices

à Paris, au Théâtre de l'Ile Saint Louis Paul Rey,
du 22 décembre 2009 au 10 janvier 2010

  • Le Chant du Graal

à Paris, au Théâtre de l'Ile Saint Louis Paul Rey,
du 12 au 31 janvier 2010

vendredi 27 novembre 2009

Au sujet de l’Eau…


Je vous signale :

1) l'excellent article de Nicole Mari sur La symbolique de l'Eau :
sur un site remarquable entièrement consacré à l’Eau : H2O.

2) les Posts tagués avec '': eau sur le Blog : de la Revue EfferveScience.

3) les articles tagués avec '': eau sur mon propre Blog !

4) la rubrique : La Source de l'Inspiration sur mon propre site.

5) Un document PDF : L'eau dans le corps humain.

6) les recherches de Viktor Schauberger - Wikipédia.


7) les recherches de Theodor Schwenk – Wikipédia.


8) les recherches de Masaru Emoto - Wikipedia


9) les fontaines et vasques vives du Sculpteur Fontainier Michaël Monziès.


10) Les Imprégnations essentielles, Élixirs Floraux & Minéraux…


11) La Naissance du Principe Homéobiotique

« L'énergie est une force vivante qui émane de la conscience. »
(John C Pierrakos)
12) William Pye et ses Water Sculpture !


13) Essenc'iel - Loïc SALLET producteur du film : AQUANIME.

14) De Passage vers l'EAUrigine (site de Jacques Bergeron)

Je vous invite également à aller voir toutes les recherches effectuées sur la dynamisation / activation de l’eau, via le moteur de recherche de Google, en associant les mots clés : Eau, Vortex, dynamiseur, activateur

Pierre-Eau de L'Une (et de l'Autre aussi, si, si ! - Lune & Vénus)



“La conséquence de l'activité créatrice
s'exprime dans la distribution de l'eau
qui fait germer et pousser toute vie.”

jeudi 26 novembre 2009

Tisseurs de Paix



Ce livre raconte l’avènement d’une diplomatie spirituelle méditerranéenne dans laquelle juifs, chrétiens et musulmans, mais aussi hindous, bouddhistes et laïcs de différentes sortes se retrouvent pour partager les musiques du monde, dialoguer, méditer, relire l’histoire, sauvegarder la terre et réinventer la vie ensemble.

Rédacteur en chef du magazine Nouvelles Clés, Patrice van Eersel est l’auteur de plusieurs best-sellers, dont le classique La Source Noire (Grasset et Livre de Poche) et, J’ai mal à mes ancêtres, chez Albin Michel.

mercredi 25 novembre 2009

La Citadelle Obscure…


Tête de taureau tricorne
(dont il manque la corne centrale),
Martigny (Suisse).

LES DÉPOUILLES DE L'ABÎME

Gloire au Maître, Suprême Ordonnateur des Hautes Régions,
qui a étendu sa puissance jusqu'aux rives de ce monde.

Total fut l'emprisonnement de Gwair à Kaer Sidhi
par la vengeance de Pwyll et de Pryderi.

Personne avant lui n'avait pu pénétrer dans la Cité.
Une lourde chaîne bleue retient le courageux jeune homme
qui chante tristement parmi les dépouilles de l'abîme.

Jusqu'au jugement il sera le barde de la supplique.
Trois fois plein le navire Prytwen, nous y allâmes.
Sauf sept, personne ne revint de Kaer Sidhi.

Ne suis-je pas promis à la gloire si mon chant est entendu ?
A Kaer Pedryfan, la citadelle aux quatre enceintes,
ce fut la première parole exprimée du chaudron.

Il est doucement chauffé par l'haleine de neuf filles.
N'est-ce pas le chaudron du Maître de l'Abîme ?
A son sommet sont des cercles de perles.

Il ne bout pas la nourriture d'un lâche, ce n'est pas son rôle.
Une épée brillante, homicide, avait été tendue vers lui
et dans la main de Llyminawc elle fut laissée.

Devant la porte de l'enfer, une lampe brûle.

Quand nous allâmes avec Arthur en ses nobles entreprises,
sauf sept, personne ne revint de Kaer Fedwyd,
la citadelle des hommes parfaits.


Ne suis-je pas promis à la gloire si mon chant est entendu ?
A Kaer Pedryfan, en l'Ile à la Puissante Porte,
où le crépuscule et le jet de nuit se confondent,
le breuvage était un vin brillant porté devant le cortège.

Trois fois plein le navire Prytwen nous allâmes sur la mer,
sauf sept, personne ne revint de Kaer Rigor,
la citadelle des assemblées royales.


Je ne ferai pas l'éloge des maîtres de littérature,
car loin de Kaer Wydr ils n'ont pu voir les prouesses d'Arthur.
Trois fois vingt centaines d'hommes se tenaient sur les murs
et il était difficile d'approcher les sentinelles.

Trois fois plein le navire Prytwen, nous partîmes avec Arthur.

Sauf sept, personne ne revint de Kaer Kolud,
la citadelle obscure.


Je ne ferai pas l'éloge des hommes sans courage.
Ils ne savent pas quel jour le chef arriva,
ni quelle heure d'un jour splendide naquit le maître,
ni quel est l'animal à tête d'argent qui se trouve là.

Quand nous partîmes avec Arthur pour le triste combat,
sauf sept, personne ne revint de Kaer Ochren,
la citadelle sur la pente.


Je ne ferai pas l'éloge des hommes aux longs boucliers,

car ils ne savent pas quel jour ni pourquoi,
ni à quelle heure de ce jour splendide Kwy naquit,
ni qui l'empêcha d'atteindre les rives de la Dewy.

Ils ne connaissent pas le bœuf Brych à l'épais bandeau
qui a sept vingtaines de bosses à son cou.
Quand nous partîmes avec Arthur, ô triste souvenir,
sauf, sept, personne ne revint de Kaer Fandify,
la citadelle des hauteurs.


Taliesin

Les Grands Bardes Gallois
Jean Markale
Editions Jean Picollec

taureau tricorne
© musée des Alpilles, cliché Fabrice Lepeltier, "L'Oeil et la mémoire"

LES DÉPOUILLES D’ANNOUN

A la mémoire du poète
Yves Berthou, (Kaledvoulc’h).

Gloire au seul souverain, suprême ordonnateur
Des cieux éblouissants et de la mer profonde ;
Gloire au Maître suprême, universel Seigneur,
Dont le règne s’étend jusqu’aux confins du monde !

Close était la prison où la présomption
De Gwair, fils de Gercin, l’avait précipité :
Au centre du Château des Révolutions
Gisait l’homme vaincu par la fatalité.

De par la volonté de Pwyll et Pryderi,
Nul vivant, avant lui, n’en put franchir l’enceinte…
Et, tandis qu’une lourde chaîne le meurtrit,
Il chante (et chantera), sombrement, sa complainte.

Pour les trésors d’Announ, - funèbrement -, il chante
Et, jusqu’au dernier jour, continuera son lied,
A moins que l’un de nous, domptant son épouvante,
Ne pénètre à son tour dans Caer Wediwid.

Nous avons, par trois fois, tenté cette aventure :
Par trois fois, enfermés dans les flancs de Pridwen,
Nous partîmes joyeux, vers les terres obscures !…
Sauf sept, nul ne revint de Caer Pedriwen !

Faut-il plus que ce chant pour assurer ma gloire ?
Voici mon premier mot sur le Chaudron sacré ;
Voici mon premier mot : gardez dans vos mémoires
Ce que les Trois Rayons auront pu m’inspirer.

Avec son bord serti de perles, n’est-ce pas
Le mystique chaudron du Seigneur du Trépas ?
Neuf vierges, de leur souffle, échauffent un breuvage
Que ne saurait ravir un homme sans courage :

Llemynaoug, armé d’un glaive étincelant,
Surgira pour punir l’insolent fanfaron
Et, devant le portail du Château du Chaudron,
Le croissant argenté flambera, fulgurant !

Gwair, jusqu’au dernier jour, continuera son lied
Et, lorsque dans Pridwen nous suivîmes Arthur,
Quand notre nef cingla vers le pays obscur,
Sauf sept, nul ne revint de Caer Wediwid !

Faut-il plus que ce chant pour assurer ma gloire ?
Nous avons assailli l’Ile-à-la Forte-Enceinte,
Où crépuscule et nuit, dans leur sauvage étreinte,
Tourbillonnent sans fin, au-dessus des eaux noires.

Par trois fois, dans Pridwen, nous partîmes encor…
Sauf sept, nul n’échappa hors de Caer Rigor !
Je ne veux pas briguer l’hommage du vulgaire
En contant les exploits et la mort du héros :
Pourrait-il contempler, au seuil du Sombre Enclos,
Les prouesses d’Arthur, au glaive de lumière ?

Les guerriers se pressaient, muets, sur les courtines,
D’impassibles archers et de calmes veilleurs
Épiaient au sommet des tours adamantines…
Trois fois, avec Arthur, nous allâmes, sans peur…
Sauf sept, nul n’échappa hors de Caer Colur !

Je ne veux pas chanter les prouesses d’Arthur,
Afin de recevoir l’hommage du vulgaire…
La foule ne sait pas les raisons et les causes ;
La multitude vile, attachée à la terre,
Ignorera toujours le vrai pourquoi des choses !
Elle ignore le jour et l’heure où parut Cwy,
Et quel dieu l’empêcha d’accéder à Dewy.

Lorsqu’il nous enferma dans les flancs de Prydwen,
Sauf sept, nul ne put fuir hors de Caer Ochren !

Elle ignore le bœuf sacré du Roi des Nuits,
Porteur du bandeau d’or et du joug à sept nœuds…
Quand, pour le capturer, nous partîmes, joyeux,
Sauf sept, nul ne s’enfuit hors de Caer Wandwy !

Que cette multitude, au cœur lâche et volage,
Épargne à ma chanson son hommage affligeant ;
Elle ignore le jour et l’heure, et son courage
Tremble de rencontrer le monstre au chef d’argent !

De tous ceux que tenta le Cercle Inférieur,
Sauf sept, nul ne sortit du Château de la Peur !

Taliesin

extrait de :
“Le Bûcher du Phénix”
de André Savoret
Ed. Psyché 1933

La Cité Sainte de Kerridwen


Kaer Sidhi, la Cité Sainte où personne n'est affligé de malaise ou de vieillesse et aux bords de laquelle sont les flots de l'océan. Une fontaine fructifiante y coule, dont la liqueur est plus douce que blanc vin… :

- la ville sacrée sur le neuvième flot,

- la citadelle aux quatre enceintes, entourée de trois cercle de feu,

- la citadelle des hommes parfaits,

- la citadelle des assemblées royales,

- la citadelle obscure,

- la citadelle sur la pente,

- la citadelle des hauteurs…

- la cour de Don,

- La cité d'Arianrod (du cercle d'Argent).

Cette cité mythique évoque Vindomagos, l'Isle blanche tournoyant au cœur du vivant, demeure de Lug et de sa compagne (Cf. La Pierre Rouge…) qui y reçurent le futur roi Conn aux cent batailles :

“L’Île Blanche [1], l’Avalon mystique…, résidence tangible de… l’Instructeur de la Terre dans son présent cycle…

Hier, aujourd’hui, demain, la Grande Source a pris, prend et prendra soin de séparer les quatre éléments premiers, laissant s’enfuir hors d’elle un peu de leur union afin de mettre au monde une extraordinaire écume, un bouillonnement incandescent. Cette écume, fuyante, imparfaite, légère comme l’oiseau, pesante comme le plomb et belle comme un mercure engendre un monde suspendu à la surface des eaux éternelles. C’est un monde qui invariablement tourne et suit la ronde des énergies cosmiques, c’est l’île tournoyante… Étrange vaisseau sans capitaine qu’il convient de découvrir et de maîtriser. Le chevalier du Graal y découvre son flambeau : l’épée sacrée que d’un geste il extirpera de sa gangue.”

Une forteresse royale avec un arbre d’or devant la porte [2] :

“ Ils étaient là et ils virent un grand nuage autour d'eux, si bien qu'ils ne savaient plus où ils allaient tant était grande l'obscurité qui était survenue [3]. Là-dessus un cavalier leur jeta trois coups de lance et le dernier qu'il lança vint bien plus vite que le premier. “C'est une blessure de roi, en vérité, dit le druide, quel que soit celui qui a frappé Conn à Tara.” Le cavalier cessa alors de jeter des coups de lance, vint vers eux, souhaita la bienvenue à Conn et l'emmena à sa maison.

Ils s'avancèrent et entrèrent dans une belle plaine. Ils y virent une forteresse royale avec un arbre d'or devant la porte [4], et ils virent une belle maison avec un toit de bronze blanc ; elle avait trente pieds de long.

Ils entrèrent dans la maison et ils y virent une belle jeune fille avec un diadème d'or sur la tête. Un chaudron d'argent avec des anses d'or à côté d'elle et il était plein de cervoise rouge avec, à côté, un vase d'or. La jeune fille avait une coupe d'or aux lèvres. Ils virent le champion lui-même dans la maison, devant eux, sur le siège royal. On n'aurait pas trouvé à Tara d'homme qui le dépassât pour la taille, pour l'amabilité, pour la beauté de sa forme et la nature étrange de son visage.

Il leur parla et leur dit : “Je ne suis pas un champion en vérité et je te révèle quelque chose de mon mystère et de ma gloire : c'est après la mort que je suis venu, et je suis de la race d'Adam. Voici mon nom : Lug, fils d'Ethlenn, fils de Tigernmas. Je suis venu pour te révéler le destin de ta propre souveraineté et de chaque souveraineté qui sera à Tara.” La jeune fille qui était dans la maison avant eux était la souveraineté éternelle d'Irlande. C'est la jeune fille qui donna les deux choses à Conn, à savoir une côte de boeuf et une côte de porc. La côte de boeuf avait quatre-vingts pieds. Il y avait huit pieds entre le point le plus élevé et la terre. Quand la jeune fille vint à la distribution, elle leur dit : " A qui sera donnée cette coupe ? " Le champion répondit que serait nommée chaque souverai neté, depuis Conn jusqu'à l'éternité. Ils sortirent de l'ombre du champion et ne virent plus la forteresse royale ni la maison. On avait laissé à Conn le vase d’or et la coupe. C’est de ceci que viennent le Rêve du Champion, les aventures et le voyage de Conn…”



[2] Extrait de « Les fêtes celtiques » de Françoise Le Roux et Christian-J. Guyonvarc’h – Ed. Ouest-France.

[3] “…Un paysage d’une incroyable splendeur émerge de la lumière, petit à petit, parcelle par parcelle tel un puzzle féerique composé de mille pailettes chatoyantes. Une langue de terre et de végétation au milieu d’une étendue d’eau… une exhubérance de plantes au cœur d’une onde frissonnante et irisée. Quelques arbres, des pierres, le jeu des vagues… Paix et Beauté !…” (Extraits de « Le voyage à Shamballa » de A & D Meurois Givaudan)

[4] “…A l’orée d’un bois, un arbre immense surgit du sol, droit comme un jet de lumière ; image d’un génial élan créateur, il déploie ses ramures et déroule alentours un impressionnant réseau de racines noueuses. Ses lourdes branches qui descendent en épaisses masses feuillues paraissent tenir un discours… A moins que ce ne soit un chant car on distingue un rythme en elles. (Extraits de « Le voyage à Shamballa » de A & D Meurois Givaudan)

Son feuillage est magnifique, et l’on peut voir le dessin de chaque feuille, vert et doré autour. Une sorte d'éclair ou de tige d'or apparaît du haut en bas et du bas en haut, traversant l'arbre et se fichant dans la terre. C'est un rayon de soleil qui relie le Ciel à la Terre…” (Rêve / vision…).


Kerridwen


mardi 24 novembre 2009

La Thérapie Primale Intégrative


Enfin, comme c'est vous qui m'en avais parlé le premier, je voulais vous partager le fait que depuis mai dernier j'ai entrepris une thérapie primale à Paris et que pour moi c'est un énorme soulagement d'avoir découvert cet espace thérapeutique. Merci.

Le centre à Paris a été initié par Thierry CARRASCO qui parle de thérapie primale intégrative et auprès de qui, il est possible d'avoir les coordonnées de thérapeutes proposant cette thérapie.

Le centre est situé 24, rue du Texel - 75014 PARIS.
Téléphone : 06-22-29-29-69
Email : thierry.carrasco(arobase)laposte.net

Chaleureusement,
C.


Des Liens, des Fils tendus sur la Toile :


QU'EST-CE QU'UNE PSYCHOTHÉRAPIE ?

Une psychothérapie peut être considérée comme un processus de croissance qui permet au patient à la fois de guérir les blessures du passé et d'entrer progressivement dans son identité avec l'intégration de toutes les parts de soi, conscientes et inconscientes.

Ce chemin d'accès à soi-même, quand il est fait dans la profondeur, passe par la restauration du narcissisme primaire c'est à dire de l'amour de soi, de la confiance fondamentale en soi, en les autres, en la vie.

Ce mouvement s'accompagne de la découverte et de l'acceptation de l'Autre dans sa différence dans son étrangeté – autrui naturellement, mais aussi l'Autre en soi. Il peut conduire à contacter des zones de soi enfouies où se trouvent la violence, la haine, la peur la rage, le désespoir… et aussi sa puissance vitale, sa créativité, la source de son être. Découverte aussi de la limite et de la Loi qui vont garantir te respect d'autrui et de soi dans son essence. La psychothérapie ainsi comprise conduit à la création du Lien avec soi, d'une façon aimante et juste, à la création de liens authentiques avec autrui et d'une vie bien structurée par rapport à la réalité et pleine de sens…

Ce texte très clair est issu d’un document de l’école de PNL humaniste fondée par Hélène ROUBEIX.

Cernunnos
sur le Chaudron de Gundestrup

« C'est un enfant qui prend le jour pour en faire sa cabane de feuillage. Il arrive à l'horizon de la mémoire sans aucun bruit sans aucune page. Il n'a rien à nous dire. Il est la Présence même. Il éclate de tous les rires de la terre. C'est un enfant pareil à la mer et pourtant c'est un enfant soleil. Il fait chanter toutes les colombes. Il adoucit les serpents du rouge vif. Il boit la rage et donne le rêve. Un jour nous le rencontrerons. Entre deux portes coquille de l'instant Il arrêtera notre visage. Il prolongera notre regard dans la surprise du torrent. Nous prendrons le temps du partage. C'est un enfant qui arrondit l'espoir pour le faire rouler et bleuir le monde. Il est la femme et il est l'homme entrelacés. Hélice de toute vie. Avec lui nous devenons plus humains. Avec lui fulgurante l'existence est royauté. »

René Barbier

  • Les Cartes de l'Enfant Intérieur


Un coffret comprenant : un livre et un tarot de 78 cartes en couleurs.
A une époque où nous sommes en passe de vendre notre imagination à une télévision et une publicité omniprésentes, il s'agit de renouer avec les racines euro-américaines des contes de fées, des grandes traditions mythologiques. Les cartes de l'Enfant Intérieur font résonner les cordes de la mémoire émotionnelle et de la vie psychique, enrichissent les profondeurs de notre cœur, d'où naissent nos espoirs et notre idéal.
Ce langage des images est comme une voix depuis longtemps perdue qui se fait réentendre. Le petit Chaperon Rouge, Aladin, La mère l'Oye, Hansel et Gretel, Cendrillon, etc., mis en rapport avec les qualités propres aux lames du tarot traditionnel, nous guiderons dans notre voyage de connaissance intérieure. De la perception profonde des archétypes du conte naissent des forces subconscientes qui, avec le temps, guérissent l'esprit.
Un jeu que les parents, les éducateurs, les familles, pourront utiliser facilement, par exemple en pique-nique, ou au moment du coucher avec les enfants, sans se perdre dans des significations compliquées. Toute image qui apparaît peut servir de point de départ d'une histoire ou d'un jeu. Une belle manière de raconter des histoires ! Les 78 cartes ont été conçues et peintes de manière totalement nouvelle par rapport aux tarots traditionnels, avec beaucoup de fraîcheur, de joie et d'innocence.
Chacune renvoie à un conte (un chapitre) du livre.

Les auteurs ont un amour profond de la nature, des contes de fées et des enfants.
Ce sont du reste leurs enfants qui les ont inspirés dans l'élaboration de cette synthèse entre les contes de fées, le tarot et la psychologie de la guérison. Ils ont vécu à la fondation Findhorn, en Écosse, où ils ont eu l'inspiration de cette œuvre, et vivent désormais sur la côte ouest des Etats-Unis.



Imaginez un tout jeune enfant assis pleurant dans la rue. Sans hésiter, vous vous arrêteriez pour lui demander: "Qu'as-tu donc, petit ?", "Tu es perdu ?", "Où habites-tu ?". Si l'enfant est très jeune, vous prendrez l'initiative : "Allez, viens avec moi, nous allons retrouver tes parents". C'est certain, vous ne le laisserez pas seul dans la rue sans aide, et l'enfant comprendra qu'il est digne d'être aimé et écouté. Cela se passe aussi simplement entre l'adulte et l'enfant intérieur Apprendre à aimer son enfant intérieur, à l'écouter, c'est laisser s'exprimer son être spontané, sa sensibilité profonde. A l'inverse, le négliger mène aux sentiments de dévalorisation de soi, d'impuissance, et à des comportements dépendants.
Cette ouverture rejaillit de façon bénéfique sur tous les aspects de notre vie, de nos relations, particulièrement en couple . - Se connaissant mieux, on se fera mieux connaître de l'autre ; - Reconnaissant l'existence de son propre enfant intérieur, on reconnaîtra naturellement celui qui vit en chacun.
Un aspect capital de la communication et du développement personnel.


Une conception erronée de la maturité nous fait souvent renier toute enfance en nous ; c'est ainsi que nous nous amputons d'une partie essentielle de notre être. En effet, Lucia CAPACCHIONE, nous montre, à travers son propre vécu et celui de ses nombreux patients, l'importance fondamentale de cet enfant intérieur: il est en nous la spontanéité, la créativité, la vulnérabilité, l'authenticité. Ne sont-ce pas des qualités qui font cruellement défaut dans notre monde?
Comment établir une relation avec cet enfant abandonné qui, souvent, souffre seul au fond de nous ? Grâce à son expérience, Lucia CAPACCHIONE nous guide exercice après exercice, car c'est un livre à vivre : dessins de la main non dominante, dialogues entre les deux mains, jeux et activités propres à donner à notre enfant intérieur l'attention dont il a besoin, et par là même un parent aimant. Ce parcours sera jalonné d'émotions : c'est l'apanage de l'enfant intérieur. Il s'agira d'accepter autant son enfant en colère, que fantaisiste, joueur, magique ou spirituel, et l'aider à se développer. Retrouver ses émotions authentiques est un moyen sûr, pour ceux qui se sentent coupés de leur être profond, de le retrouver. L'enfant intérieur est exigeant, peut-être autant qu'il a été négligé, mais on l'accepte avec joie quand on découvre la jubilation et la grâce, le bonheur d'être soi-même qu'il nous donne, sans compter !

"Voici, Je me tiens à la porte, et Je frappe.

Si quelqu'un entend Ma voix et ouvre la porte,
J'entrerai chez lui, Je souperai avec lui, et lui avec Moi."

(Apocalypse 3:20)

Le sourire est à l'image de la Délivrance. Symbole.
La force créatrice élève la matière. -
Cela dépend de toi.

Il n'y a plus : je suis gai je souris,
je suis triste je pleure.
Cela n'est plus ! Vieilles façons !
L'enfant que tu es, tu l'élèves mal, de la vieille façon.
Les coups corrompent l'enfant.
L'amélioration ne peut être qu'apparente.
C'est la forme et non l'essentiel qui change.
Enfant dressé enfant mutilé.
Me connais-tu ?

G. Oui.

C'EST MOI QUI SUIS LA MESURE POUR TOI.
Ne mesure pas l'enfant avec l'ancienne mesure,
car il en serait mutilé.
Avec les mesures des autres non plus !
Comment peux-tu reconnaître ta voie,
si tu ne souris pas ?
J'HABITE DANS LE SOURIRE ET JE SUIS TA MESURE.

Le sourire est symbole : Maîtrise sur la matière.
Si tu lis un livre, tu l'approches de toi
pour bien voir.
Si tu veux me lire, il faut que tu t'approches.
J'HABITE DANS LE SOURIRE.

Dialogues avec l'ange
(E 35 G 211-212)

samedi 21 novembre 2009

Autour d'Avalon…


Avalon

Si vous avez envie de découvrir Glastonbury,
courrez vite dans le Monde de Kat-NightWind !

Bonne visite.


Musique : Cécile Corbel

Notes :





Loreena Mckennitt - The Mists of Avalon


Enya - The Mists Of Avalon - Viviane

mercredi 18 novembre 2009

Brocéliande Elfigraphiée


Des nouvelles de Klaod Roparz L'Elfigraphe deBrocéliande

qui nous propose un nouveau DVD (15 € plus frais de port) :

Brocéliande Elfigraphiée

125 Elfigraphies

avec Musique de Françoise Cornwell




Contact :
Klaod Roparz
06 71 12 27 05
elfigraphe@orange.fr

vendredi 13 novembre 2009

Voyage à travers la lumière…


En 1982, Mellen-Thomas Benedict, caméraman de cinéma, était atteint, selon le diagnostic médical, d'un cancer incurable. A son « décès », il connut une expérience de mort imminente (EMI/NDE) qui dura 90 minutes, pendant lesquelles il expérimenta les effets classiques des EMI avant de retourner à la vie. Cet épisode pourrait être expliqué de façon scientifique, excepté un détail : lorsqu'il revint à la vie, son cancer « incurable » avait totalement disparu.

La suite sur :



Extrait :

« La terre est dans un processus d’auto-régulation. Elle ne sera plus jamais un lieu de nature sauvage comme elle l’a été autrefois. Il y aura des grandes réserves où la nature sauvage prospérera. Dans le futur les jardins et les réserves seront primordiaux. L’augmentation de la population s’approche de très près du niveau optimal d’énergie nécessaire pour provoquer
un changement de conscience. Ce déplacement de conscience entraînera le changement en matière de politique, en matière d’argent, en matière d’énergie. »

Traduction de Michèle T. et Annie A.

Mellen-Thomas Benedict vit actuellement en Californie où il développe, avec beaucoup de succès, des technologies basées sur la lumière à effet cicatrisant, dont la connaissance lui provient, en partie, d'informations qui lui ont été données lors de sa NDE.


Site de Mellen-Thomas Benedict (en Anglais) : mellen-thomas.com

"Mellen est une encyclopédie sur l'au-delà."
~ Deepak Chopra


Information transmise par : Sandrine B.

Quelques sites au sujet des Expériences de Mort Imminente et l'Au-Delà de la vie :


mercredi 11 novembre 2009

Anna, Hanna, Dana, Dôn…


  • Français : Anne ;
  • Latin : Anna (mère nourricière) et Anus (vieille femme) ;
  • Allemand : Ann ;
  • Vieux-haut-allemand : Ana (aïeule) ;
  • Prussien : Ana (vieille mère) ;
  • Anglais : Ann, Anna, Nancy ;
  • Espagnol : Ana ;
  • Italien : Anna ;
  • Arménien : Han ;
  • Grec : Annis ;
  • Messapien : Ana 'potnia' ;
  • Hittite : Hannas (grand-mère).

Suivant Xavier Delamarre* il existe une racine indo-européenne : Han / Ana qui signifie grand-mère, ou encore terre humide - Han(am).* Le vocabulaire indo-européen - Librairie d'Amérique et d'Orient. Maisonneuve. Paris. 1984.
Selon Jean-Claude Even, Dôn, Dana, Diane proviendraient de Deva Ann : celle qui se mire la nuit dans l'eau des marais.

Mais c'est aussi Anna Pourna Devi (Anna la pourvoyeuse, appellation donnée ensuite à deux des sommet de l'Himalaya). Ana { Ou Anna, au, dana ou dòn }.

Annapurna ou Annapoorna est la déesse hindoue de la nourriture. Anna signifie les denrées alimentaires et les céréales. Purna signifie pleine, entière et parfaite. Déesse de l'abondance, elle est l'une des incarnations de Mahadevi, la grande déesse shakti, épouse de Shiva, connue aussi sous les noms de Parvati, de Durga, de Kâlî, etc.

Annapurna a beaucoup de noms. Le Sahasranam Annapurna présente ses mille noms et l'Annapurna Shatanama Stotram contient 108 de ses noms. Elle est diversement décrite comme :

  • Celle qui donne la nourriture
  • Celle qui pourvoit les aliments et les céréales de manière pleine, entière et parfaite
  • Celle qui est la force de Shiva
  • Celle qui est le fondement de la connaissance
  • Celle qui ôte toute crainte
  • Celle qui est le bien suprême
  • Celle qui manifeste la vérité et l'efficacité
  • Celle qui est au-delà de Maya
  • Celle qui est la cause de la création et de la dissolution

En hébreu : Hannah signifie « (pleine de) grâce, faveur » d’où proviennent :


  • Shus hanna : le « lys* » et la couleur « blanche » (Suzanne, Lysiane…)
  • Yo hanan : « Iavhé fait grâce » (Johanna, Johan, Jean…)
  • Hos hanna : « sauve-nous, sauve maintenant, je t’en prie, de grâce ».
* La Fleur des Fleurs, l’emblème de la pureté, de la souveraineté, de la sublime connaissance.

Le breton Anna dériverait du vieux celtique vindos / vinda qui signifie :
beau, blanc, bienheureux, saint, sacré, divin et qui outre anna a donné find en irlandais, gwyn en gallois et gwenn en breton.

C’est par exemple :

  • Bo Winda la vache blanche qui devient Bo Ann (Boand, Boinn, Boyne),
  • Bu Winda la vache céleste qui devient Bu Ana / Bu Anann,
  • Karito Winda qui devient Kerridwen au pays de Galles,

En breton plusieurs mots commençant par Ana sont en rapport avec :
la sagesse, la connaisssance, la vision, l’éveil :
  • Ana oudegezh : Connaissance,
  • Ana out : Connaître,
  • Ana t : évident.

Ce sens se retrouve dans le nom de la rivière Sin* Ann (Sinand) qui provient d’une jeune fille qui, ne voulant rien d’autre que la sagesse, alla de la Terre de Promesse à la Source de Connla qui est sous la mer pour chercher la connaissance. Mythe semblable à celui de Bo Ann et de la rivière Boyne.

* En breton sin signifie : signe et sinañ : signer.

Or l’Eau* originelle et la Sagesse sont l’Ame du Monde, le Miroir de la Pure Vérité qui permet à l’être de se connaître… et en breton les ana on sont les âmes des trépassés et les Gwen anenn sont les abeilles, ce qui pourrait se traduire approximativement par : âme pure…

*
A ce sujet je vous invite à lire l'article de Nicole Mari sur La symbolique de l'Eau.

Unda : « eau courante » => Onna / Anna / Oann / Boann

Le suffixe proto-Indo-Européen -onna- ou -anna- pourrait signifier le fait de couler (eau vive, courante), le a final indiquant la féminité (Ica-onna - Sequ-ouanna).

Dans les panthéons ouest-sémitiques, Anat (2) est une déesse de premier plan. C'est la fille du dieu Dagan (Cf. Oannès ci dessous), et la sœur et maîtresse de Baal, le dieu de l'Orage et la divinité principale des peuples du Proche-Orient.

Les Perses la nomme « Anahita / Ainyahita », les arméniens « Anahit ».

C'est "La Céleste Source - Celle qui fait tomber la pluie… "

Cf. : La mystérieuse Pierre du parvis…

C'est :

  • Oskrhat, c'est à dire « sculptée dans l'or »,
  • la Haute, la Puissante, l'Immaculée, la Déesse de l'Aurore et de la Fécondité,
  • la dispensatrice de la Vie, la bienfaitrice du genre humain, la Guérisseuse.
  • la Déesse des Eaux douces, de la Vie et de la Fertilité, de tous les liquides purificateurs et fécondants :
  • les rivières, les lacs, mais aussi le sperme, les secrétions vaginales, le lait…
  • celle qui accroît l'énergie, qui accroît les troupeaux, la richesse, la santé, qui accroît la terre.
  • la Déesse de l'Amour et de la Beauté, du plaisir et de la cuisine !
  • la Vache Blanche, la Reine de la Floraison, l'Étoile du matin, la Déesse de l'Aube, de la Fertilité et de la Fécondité, nommée suivant les temps et les lieux : Bo Winda, Freyja, Oshun (au Niger), Hathor, Flora, Maïa, Ishtar, Ostara, Anahita…
Anat – Déesse cananéenne de la Rosée gouvernant les saisons, Dame des eaux et des sources, protectrice de la fertilité, cette vierge guerrière est parfois assimilée à Ashtart (l’Ishtar babylonienne - Cf. Le Jour de la Dame au manteau Vert !), Hathor en Égypte et à Qadesh, confondue plus tard avec Dercéto, que les Grecs appellent Atargatis, ou avec la déesse Athéna. Son culte sera introduit en Égypte par les Hyksos, en tant que parèdre du dieu Soutekh, identifié à Baal. Fille d’El, sœur et maîtresse de Baal, à qui elle voue une fidélité sans faille, elle aide son frère à s’emparer du trône suprême.
Souvent représentée tenant dans ses mains un bouclier et une lance de combat, cette déesse au tempérament belliqueux et violent se garde pourtant de provoquer des conflits. Au contraire, elle apparaît surtout bénéfique.
Incarnation de la Rosée qui, en se répandant, chaque matin, sur la terre aride de Phénicie apporte une humidité précieuse nécessaire à la vie, elle assure le développement de la végétation, l’abondance des récoltes, garantit aux hommes la prospérité et aux dieux la subsistance. Elle n’hésite pas à sacrifier les divinités maléfiques, comme Môt. Dans une autre légende, elle s’occupe de l’inhumation d’Aleyin et offre des sacrifices pour assurer la survie de son frère Môt dans les Enfers.
Divinités et Mythes de Mésopotamie sur H2O.net
Chez les sumériens cette déesse est appelée Inanna (Ishtar en akkadien).

Note transmise :

  1. Anna, la prophétesse du Nouveau Testament, était de la tribu d'Asher !
  2. Il ne faut pas chercher très loin pour y voir une allusion à Asherat…
  3. Cf. : Astarte (Asherah, Asherat, Ashtart, Ashtareth, Ashtoreth, Ashtaroth. Atargatis, Athar, Attart).

Quatre sites à visiter à ce sujet :


Cette figure féminine se trouve être la fille du dieu chaldéen Oannès mentionnée par Bérose au IIIe siècle av. J.-C. dans son œuvre Babylõniaká (« Histoire de Babylone »). On racontait que cet être, à corps et tête de poisson, seconde tête et pieds humains, à voix humaine, était sorti de la mer Erythrée (selon les anciens dans Le Périple de la mer Érythrée, ce terme désigne à la fois la mer Rouge, l'océan Indien et le golfe Persique), pour enseigner aux Babyloniens, qui vivaient sans lois à l'état animal, l'écriture, les sciences et les principaux arts (arpentage, agriculture, etc...). Il est également cité dans le mythe d'Abgal de la mythologie mésopotamienne, où on le nomme : Uan, Uanna, Uannadapa ou Adapa.


Oannès était

"un animal doué de raison... dont le corps revêtait l'apparence d'un poisson mais qui possédait une tête d'homme sous celle du poisson, avec des pieds, également par-dessous, semblables à ceux d'un homme, joints à la queue de poisson, et dont la voix et le langage aussi étaient articulés et humains" (Polyhistor et Apollodore).
Oannès, du grec. Musarus Oannès, l'Annedotus, était connu dans les légendes chaldéennes, transmises grâce à Bérose et à d'autres écrivains anciens, comme Dag ou Dagon, forme ancienne Dagan, l'"homme-poisson". On lui attribue l'invention de la charrue.

Voir également :

  • Jesus the Fish God ?
  • Oannès
  • Tête de Christ au serpent ou Oannès
  • Les listes des rois antédéluviens
  • Le fait ovni et la geste mythologique : l'exemple des croyances Dogon
  • Jean - Wikipedia
  • Le prénom Jean vient de la racine sanskrite « jan » : "faire naître". L'hébreu ancien utilisera cette racine en Jeho ou Yeo (le "j", le "i" ou le "y" n'étant pas differenciés en hébreu) dans le nom Yoḥanân , composition de YHWH ou « Jeho-vav », Dieu, et de « Ḥanan », miséricordieux : "Dieu fait grâce". Ce nom devient Ioannès en grec, Oannes en Phénicie et à Babylone. A Rome, il devient Janus, dieu des portes et des passages (Jana : la porte. Janvier : la porte de l'année.)

    Il a été porté par plusieurs personnages mineurs de l'Ancien Testament, mais est devenu populaire dans le monde chrétien en mémoire de saint Jean-Baptiste et de saint Jean l'évangéliste. C'est Jean le Baptiste qui a baptisé Jésus-Christ (jan : faire naître). Le nom « Jésus » (« Jeho-Shua ») lui-même contient la racine "Jeho".


Un groupe de trois petites poteries, figuration d'amphibiens ou de prêtres habillés en amphibiens (chacune fait 12,6 cm de haut) qui ont été découvertes dans une excavation près des fondations d'un temple de la citée babylonienne de Ninive dans le milieu du 19ème siècle. Elles sont actuellement dans le Département des Antiquités de l'Asie de l'Ouest du British Museum (objets 91,835-7).

Ces figures représentent trois des "Sept Sages", ou apkallu, connus par ailleurs comme Oannes ou Dagon - les héros culturels amphibiens qui fondèrent la civilisation Sumérienne ou Babylonienne. Il était très courant d'enterrer de petits groupes de figurines d'Oannes ou apkallu en tant que dédicaces sacrées près des fondations d'importantes constructions religieuses. © British Museum



De Passage vers l'EAUrigine
(site de Jacques Bergeron)

Dans la mythologie mésopotamienne, les Sept Sages * (en akkadien apkallu, sumérien ABGAL) sont des figures mythiques issues de la mer (l'Apsû) qui, avant le Déluge, révélèrent aux hommes la science, les arts et les techniques.

* Sept Sages, que l'on pouvait appeler également "les Carpes brillantes, les Carpes de la mer, l'Heptade, les sept apkallu qui sont nés dans la Rivière, et qui sont les gardiens des plans du Ciel et de la Terre" (Cf. Les sept saumons de la Source de Connla en Irlande).

Lire dans le même esprit : Le Saumon de la Sagesse.

La lettre D de Dana et de Dôn (mais aussi de Dag) signifie comme en grec (Δ), en hébreu (Daleth) et en sanscrit la Porte (Dwr) d’où dérive Duir le vieux nom oghamique du chêne, mais aussi le vieux gaëlique Dorus, l’anglais Door, le breton Dor* , le grec Thura et l’allemand Tür. Dana est donc « la Porte du Ciel », Notre Dame du Chêne, arbre dans lequel elle apparaît souvent comme à Rambouillet par exemple…

* Dor évoque également le culte Dorien des forces créatrices ainsi que la compréhension du monde nouménal (créateur)…

Mais Anne (via le latin) est aussi la racine de Anneau, Année, soit la notion de cercle et de périodes cycliques voir de l’éternité. Des annales sont des chroniques, le récit des événements année par année.
Anne évoque également l’Anna Perenna des latins, la déesse-mère galloise Dôn, mère d'Arianrhod dont le nom signifie « Roue d’Argent », la lune argentée qui nous enseigne les rythmes de la nature.

Voir également :



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